Sauver le sauveur du Liban ….

Billet-humeur2Sauver le sauveur du Liban : qui va et qui peut protéger Saad Hariri ? 

Une question qui s’impose, après les joies du retour. L’ancien chef du gouvernement était en exil forcé. Pour cause de sécurité. Quel changement a pu motiver son retour-surprise après trois ans passés entre Paris et Djeddah. La logique veut que …ce soit la lourde et difficile tâche qui lui a été confiée, c’est-à-dire celle de concrétiser de toute urgence l’aide saoudienne d’un milliard de dollars pour l’armée.Mais celle-ci nécessite que l’homme puisse se mettre au labeur en toute sécurité. Afin d’entrer en contact et de plancher avec les responsables civils et militaires en place sur un plan d’urgence de renforcement de nos forces armées. Comme il l’a lui-même affirmé il y a quelques jours de Jeddah au moment de l’annonce de cette aide subitement venue alors que l’accord franco-saoudien s’enlisait…Ce qui nous ramène à la question initiale.

La logique veut que la sécurité du Président Hariri émane soit d’une volte-face de la partie qui le menaçait soit d’un changement radical au niveau de ses alliances locales. Dans ces deux cas, qui aurait tiré les ficelles ? En l’occurrence, les ceintures de sécurité pour sauver le sauveur du Liban. Entre le marteau du tandem Daech-Al Nosra et l’enclume du sunnisme modéré, Saad Hariri devra manœuvrer avec la plus grande habileté pour réussir un double pari. Celui de procéder sans tarder à assurer à l’armée ses besoins tels que formulés par le commandement de Yarzé et de se ranger dans le camp des pourfendeurs de l’islamisme radical tout en se démarquant du Hezbollah  et du régime syrien qui se battent déjà contre le même adversaire.

 

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