Le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, Fathallah Sijilmassi au Liban

logocom2Le secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée, Fathallah Sijilmassi au Liban : LANCEMENT DE PROJETS SOCIAUX ET PARTENARIATS BENEFIQUES POUR LA REGION

_G__2506L’Union pour la Méditerranée (UPM), organisation qui groupe 43 pays européens et méditerranéens et dont le Liban est un des pays fondateurs, connaît aujourd’hui une véritable renaissance après des années de ralentissement du fait de développements politiques, économiques et sociaux.

Le secrétaire général de l’UPM, l’ambassadeur Fathallah Sijilmassi entame aujourd’hui vendredi une visite officielle à Beyrouth pour y rencontrer des responsables libanais, réactiver certains projet et en lancer d’autres ; Dans une interview à l’OLJ, M. Sijilmassi a fait le point de la situation au sein de l’organisation euro-méditerranéenne et souligné l’importance de la participation du Liban aux projets entrepris ou labellisés par le secrétariat général de l’UPM.

« Le Liban, pays fondateur de notre organisation, n’a cessé d’y jouer un rôle actif, notamment depuis la mise en place d’un secrétariat général opérationnel à Barcelone », a dit M. Sijilmassi ajoutant que le pays du cèdre occupe une place de premier plan dans le fonctionnement institutionnel de l’UPM puisqu’il participe régulièrement aux réunions associant les ambassadeurs de 43 pays membres. C’est M. Rami Mortada, ambassadeur du Liban auprès de l’Union Européenne qui représente notre pays à ces réunions et M. Sijilmassi a tenu à lui rendre un « hommage appuyé ».

C’est dans le cadre de ces réunions, a expliqué le secrétaire général, que se prennent toutes les décisions importantes concernant le fonctionnement de l’UPM et que s’opère la labellisation des nouveaux projets de coopération, ces réunions étant également une enceinte de dialogue politique. Le Liban prend également une part active aux réunions ministérielles sectorielles de l’UPM, a encore dit M. Sijilmassi expliquant que ces réunions ont été relancées grâce au dynamisme des hautes instances de l’organisation et précisant que ces réunions ministérielles ont permis d’adopter des cadres  d’action communs à l’ensemble de l’Euro-Méditerranée, dans les domaines des transports, de l’énergie, de la place de la femme dans la société ou de l’environnement et du changement climatique, autant de sujets vitaux pour l’avenir de nos sociétés. La dernière réunion du genre s’était tenue à Bruxelles le 30 septembre dernier et avait permis d’adopter des conclusions ambitieuses et opérationnelles dans le domaine de l’économie numérique.

Il nous faut demander « davantage de Liban », a ajouté M. Sijilmassi qui estime que notre pays apporte une plus-value à la coopération entre pays arabes et méditerranéens. Et le secrétaire de l’UPM de poursuivre : « Je suis certain que le dynamisme des acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux va susciter et créer de multiples projets et initiatives régionales qui pourront être soutenus par l’Union. »

Comment le Liban peut-il  bénéficier des actions de l’UPM, notamment au chapitre du développement socio-économique ?

Réponse : « Je suis à Beyrouth pour réaffirmer l’engagement total du secrétariat général de l’UPM aux côtés du Liban pour le développement de ses projets socio-économiques  et faciliter l’accès aux financements nécessaires. Nous apportons une valeur ajoutée  qui consiste en une assistance visant à assurer la qualité technique du projet, le soutien politique des Etats membres de l’UPM et de ceux qui sont nos partenaires. Quatre projets labellisés visent à favoriser l’emploi, à savoir des projets relatif à la formation de jeunes femmes défavorisées sous le titre « Skills for success » que nous lançons à Beyrouth ce vendredi 10 octobre ou du projet « Génération entrepreneur » qui consiste à apporter des formations à des jeunes pour les inciter à devenir entrepreneurs. La troisième phase de notre projet étant intitulé « Jeunes femmes créatrices d’emploi » et qui intègre le Liban parmi ses  bénéficiaires : il propose à des étudiantes des séminaires de formation à la création d’emplois, puis des conseils pour créer leur propre entreprise. Le développement des industries culturelles et créatives sera aussi promu à travers un projet porté par l’ONUDI. »

Autres projets à évoquer par M. Sijilmassi à Beyrouth : la création d’une plateforme d’échanges de bonnes pratiques en matière de gestion de l’eau et le renforcement des capacités des organisations de la société civile engagées dans la défense de l’environnement.

Autres projets à venir : « HOMERE » qui permettra aux jeunes sélectionnés de suivre des stages  en entreprise à l’étranger qui leur donneront une expérience professionnelle enrichissante et « Méditerranée Nouvelle Chance » qui vise à faciliter l’insertion professionnelle de jeunes sans emploi.

Enfin, un projet de développement durable urbain : le UPFI (Urban projects financial initiative », initiative emblématique pour le Liban puisqu’il s’agit du nouveau front de mer de Beyrouth nécessitant des investissements de plusieurs dizaines de millions.

A Beyrouth, M. Sijilmassi aura des entretiens avec de hauits responsables notamment les Président Nabih Berri et Tammam Salam  ainsi que le ministre des Affaires étrangères, M. Gebran Bassile avec lequel il présidera un séminaire destiné à examiner avec des administrations et autres acteurs les moyens de développer davantage les projets de l’UPM avec le Liban.

Autre activité à Beyrouth : le lancement de la première phase du projet « Les compétences au service de la réussite : employabilité des femmes ». Un projet lancé par l’AMIDEAST et labellisé par les 43 Etats membres de l’UPM et qui a pour objectif d’aider  450 femmes et jeunes filles du Liban, de la Jordanie, du Maroc, de l’Egypte et de la Tunisie à acquérir des outils très concrets ainsi que les connaissances nécessaires pour accéder au marché du travail. C’est Beyrouth qui a été choisie pour lancer ce projet pour mieux marquer l’importance du Liban dans la mise en œuvre des projets de l’Union.

Enfin, après ce lancement, un atelier pour la formation des jeunes filles et des femmes sera organisé, ce qui permettra d’analyser avec des experts nationaux et internationaux le contexte actuel de la formation professionnelle pour les jeunes filles, dans la région euro-méditerranéenne et au Liban et d’en tirer des recommandations d’action, en termes de politiques à mener ou de projets à développer. Ces recommandations seront portées, a conclu M. Sijilmassi, à la connaissance de tous les acteurs de l’Euro-Méditerranée engagés dans la promotion du droit des femmes qui se réuniront lors de la conférence sur la place de femmes dans la société que tiendra l’UMP en mars prochain à Barcelone.

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