Fouad Zmokhol, évoque l’économie libanaise dans tous ses états

WP1-Orient le JourA la conférence mensuelle de l’HALFA (hommes d’affaires franco-libanais) : FOUAD ZMOKHOL EVOQUE L’ECONOMIE LIBANBAISE DANS TOUS SES ETATS

La conférence désormais mensuelle de l’Association des hommes d’affaires libanais de France (HALFA) a accueilli mercredi dernier, à l’hôtel « Renaissance » de l’avenue Raymond Poincaré, le Dr Fouad Zmokhol, président du RDCL.

IMG-20150205-WA011Devant un parterre de personnalités françaises et libanaises représentant divers secteurs économiques, M. Zmokhol  a été salué, avant de prendre la parole par le président de l’HALFA, M. Antoine Menassa, qui a souligné l’importance de cette rencontre mensuelle pour les échanges économiques entre la France et le Liban. Puisqu’elle permet à des conférenciers libanais de renom d’exposer objectivement la situation au Liban et dans la région et de faire la lumière sur la conjoncture libanaise et les incidences des problèmes des pays voisins sur le pays du Cèdre.

Le conférencier a divisé son intervention en deux parties, sous la double interrogation : Où sommes-nous et où allons-nous ?

Il a commencé par un état des lieux précis et réaliste de la situation au

 Liban dans le cadre des changements et des mutations des économies européenne, mondiale et méditerranéenne. Pour expliquer ensuite comment et pourquoi le Liban reste un observatoire intéressant et une place qui permettant à des financiers et des investisseurs potentiels d’être présents et de rester à l’écoute des événements politiques et économiques.

Sans minimiser la gravité de la crise politique libanaise et le blocage aux niveaux gouvernemental et institutionnel, le Dr Zmokhol  a analysé, chiffres à l’appui les  résultats et les faits de l’année écoulée évoquant ensuite les mesures susceptibles de rectifier les mauvaises performances et les points faibles et les moyens de capitaliser sur les réussites et les points forts tout en dessinant les contours d’un plan économique national clair et défini.

Les chiffes cités portaient sur la  croissance en 2014 (1,5%) comparée à celles des années précédentes constatant une stagnation depuis 2010.

En chiffres également, le conférencier a parlé des résultats de l’indice de confiance des consommateurs (33% au cours des 9 premiers mois de l’année écoulée contre 90 points pour la même période de 2009. Il a poursuivi en soulignant le recul des investissements étrangers, la diminution des nouveaux projets et du trafic des voyageurs et de leurs dépenses ( Moins 9% eu 3e trimestre de l’année écoulée).

La dette publique (66,2 milliards de dollars), le total des exportations, le total des actifs des banques, les dépôts du secteur privé, les prêts à ce secteur et d’autres éléments connus qui permettent, a-t-il dit, aux organismes de garantir des prêts subventionnés par la BDL à des taux réduits.

Le secteur immobilier demeure généralement stable, a ajouté le président du RDCL qui a situé l’économie libanaise dans son environnement sécuritaire peu favorable mais à suivre de près.

S’arrêtant sur la Syrie et d’autres pays voisins et lointains que l’on peut observer à partir de Beyrouth, le conférencier a évalué la reconstruction de la Syrie à 250 milliards de dollars, un méga-chantier qui vaut la peine d’observer dès maintenant et sans attendre la solution de la crise de ce pays.

La spécificité de l’Egypte et de son économie, la « terre promise » que semble être le marché des Emirats Arabes Unis, la stabilité de l’Arabie Saoudite, le « Qatar, petit pays et grands moyens » l’Irak de demain et l’Iran également accessible à partir du Liban, autant de thèmes développés avec pertinence et objectivité.

Pour la période à venir, le Dr Zmokhol a énuméré les avantages qu’offre aujourd’hui le marché de Beyrouth et les raisons pour lesquelles il faut être  au Liban par le moyen d’investissements intelligents et adroits, révélant des « niches » et des secteurs sans risques.

La règle d’or a-t-il dit est la stratégie des 3 D, à savoir :

  • Diversifier pour créer, proposer de nouveaux produits et services et accéder à des marchés différents.
  • Développer, c’est-à-dire se diriger vers de nouveaux marchés dans différents pays, régions et même continents.
  • Déléguer une partie des responsabilités à des ressources humaines qualifiées, hautement expérimentées et spécialisées, à recruter dans le monde entier.

Des partenariats avec l’Afrique, le bassin méditerranéen et, plus loin avec les pays du Mercosur  avec lesquels le Liban vient de signer un accord non pas de partenariat mais d’intégration.

 Autant de pistes éclairées à l’international avant de revenir au Liban pour y énumérer des avantages que les Libanais connaissent sans toujours les apprécier mais qui ont suscité un énorme intérêt parmi le public, à en juger par la pertinence des questions.

Il reste à rendre hommage aux organisateurs de ces rencontres professionnelles mensuelles qui maintiennent le Liban, malgré le crises et les secousses qu’il connaît, sur la carte économique et financière internationale.

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