France-Israël face à l’Iran ?

WP1-Orient le JourFrance-Israël face à l’Iran ? Solidarité mais pas d’engagement

WP1-diplomatieLa concertation israélo-française à haut niveau qui a eu lieu à Paris en ce début de semaine pour renforcer le camp des « durs » dans les négociations sur le nucléaire iranien a été, on le comprend, entourée de la plus grande discrétion. Alors que les Israéliens clamaient haut et fort que Paris partageait la même fermeté que Tel Aviv, aucune communication n’a été faite formellement sur les rives de la Seine.

Au Quai d’Orsay, le secret sur le contenu des pourparlers ont été bien respectés, le ministre Laurent Fabius étant lui-même à la manœuvre.

Le chef de la diplomatie française aurait exprimé sa solidarité avec Israël sans engagement précis sur une position commune, apprend-on de source digne de foi.

Par ailleurs, des milieux diplomatiques bien informés ont laissé entendre hier que malgré la similitude des positions franco-israéliennes, des nuances sont perceptibles du fait de la volonté de M. Fabius de ne pas paraître comme faisant bloc avec le chef du gouvernement israélien engagé dans le bras de fer que l’on sait avec le Président Obama, justement au sujet des sanctions américaines, onusiennes et européennes contre l’Iran.

« Nous sommes résolument engagés sur la voie de la fermeté vis-à-vis de Téhéran », a chuchoté un observateur qui suit depuis des années  les pourparlers entre l’Iran et le groupe des 5 + 1, « mais allons-nous prendre la responsabilité de demander un nouveau report de l’échéance du 31 courant ? »

En fait entre le moment où M. Laurent Fabius jugeait le texte proposé inacceptable et l’état des négociations aujourd’hui, il s’est passé beaucoup de choses et aussi beaucoup d’événements de nature à inspirer une grande prudence.

C’est ainsi que la diplomatie française établit de plus en plus une distinction entre le dossier « nucléaire-sanctions » et les  nouvelles alliances apparues  sur la scène moyen-orientale qui prennent aujourd’hui plus de place à la table des négociations. Le mot-clé de tout cela étant le terrorisme, inégalement évalué par les puissances régionales et internationales mais inquiétant pour tout le monde.

Autre argument tout récemment avancé dans les services du Quai d’Orsay : un durcissement français par solidarité avec Israël aurait des effets dévastateurs sur le plus économique au moment où la France se bat pour obtenir de nouveaux marché à l’étranger et de nouveaux investissements dans l’hexagone. Paris peut-il se permettre de subir l’ire persane si les pourparlers connaissaient un nouveau revers à la fin de ce mois ?

Les grandes entreprises françaises qui  veulent être en bonne position pour la normalisation avec l’Iran et guettent les mille et un projets de la reconstruction de l’Iran et de ses alliés régionaux, la Syrie et aussi l’Irak pour ne pas les nommer.

Ya-t-il  deux courants au Quai d’Orsay et à l’Elysée sur le dossier iranien ?

Pas  sûr puisque les diplomates continuent d’affirmer que la France parle d’une voix.

Mais quid de la voix des patrons du CAC 40 ?…

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