LA FRANCE VEUT DEBLOQUER LE PROCESSUS DE PAIX ISRAELO-PALESTINIEN

WP1-Orient le JourRéunissant des représentants de 26 Etats et des organisations internationales : LA FRANCE VEUT DEBLOQUER LE PROCESSUS DE PAIX ISRAELO-PALESTINIEN SUR LA BASE DES DEUX ETATS ET D’UNE PAIX DURABLE

__PAR25_ISRAEL-PALESTINIANS-CONFERENCE_0603_11-1464946310_82_524096_largeLe président français François Hollande (ici avec son ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault) a appelé vendredi la communauté internationale à se remobiliser sur le conflit israélo-palestinien. REUTERS/Stephane de Sakutin/Pool

La conférence ministérielle de relance du processus de paix au Proche Orient s’est tenue hier au « Centre Convention », bâtiment d’époque qui a abrité de longues années durant l’Imprimerie Nationale en présence de ministres et représentants de 26 Etats ainsi que hauts responsables d’organisations internationales.

Outre qu’elle a eu le mérite d’exister, cette initiative française est venue remettre la question du règlement du conflit israélo-palestinien à l’agenda international, après une longue stagnation qui, comme l’a affirmé le ministre des Affaires étrangères et du développement international, M. Jean-Marc Ayrault, aggravait les choses et rendaient encore plus difficile le règlement d’un des problèmes les plus graves de notre époque.

Entre le discours inaugural du Président François Hollande et la conférence de presse du chef du Quai d’Orsay, les travaux ont porté sur les moyens de créer les conditions d’une reprise des discussions directes entre Israël et les Palestiniens.

Ces assises internationales ont, par ailleurs, permis aux participants de réaffirmer leur attachement à la solution des deux Etats et leur détermination à s’engager dans un processus qui devrait permettre dans les prochains mois la contribution que la communauté internationale pourra apporter pour accompagner les deux parties à reprendre les négociations directes.

En marge des travaux, les « ténors » de la diplomatie mondiale et moyen-orientale (John Kerry, Mikhaïl Bogdanov, Adel Al Jubeir, Sameh Choukry) ont pu échanger avec leurs pairs des cinq continents et les hauts dirigeants des organismes internationaux et régionaux, MM. Ban Ki Moon (ONU) et Nabil El-Arabi (Ligue Arabe) de questions d’actualité liés à l’ordre du jour de la conférence et d’autres questions d’actualité.

Ce qui a fait dire à M. Jean-Marc Ayrault au cours de sa conférence que diverses crises régionales et mondiales sont liées à l’impasse dans laquelle se trouve le processus israélo-palestinien. Citant comme exemple les remous dans le monde arabe, la guerre en Syrie et ses conséquences dont l’avènement du terrorisme qui menace le monde.

En lever de rideau, le Président François Hollande a réaffirmé l’importance de cette initiative française qu’il fallait initier pour sortir de l’impasse et de l’immobilisme dans lesquels s’était figée la crise israélo-palestinienne. Il convenait de faire quelque chose sans tarder, a plaidé le Chef de l’Etat qui a dénoncé l’immobilisme face aux problèmes du monde et affirmé que la France se devait d’agir, conformément à ses valeurs et à sa tradition d’acteur majeur sur la scène mondiale.

Le décor était planté et la diplomatie française a pu expliquer au gré  des débats que Paris a souhaité faire bouger les choses  parce que la situation en Israël et dans les territoires palestiniens se dégrade en l’absence de perspective de négociations et que les crises qui embrasent la région n’ont diminué en rien l’importance  du conflit israélo-palestinien. On ne peut donc pas rester passifs et tous les partenaires de la France, ont plaidé les membres de la délégation française, partagent le constat du délitement de la  solution des deux Etats et de la dangerosité de la situation actuelle, ce qui impose la mobilisation de l’ensemble de la communauté internationale pour qu’elle apporte un soutien actif à une relance du processus de paix.

Pour en revenir à la conférence de presse de M. Jean-Marc Ayrault, elle a permis de constater que la France travaille depuis plusieurs mois à la préparation de cette conférence en accord avec ses partenaires, notamment les USA, dans le cadre d’une  « large mobilisation pour la paix  alors que le Moyen-Orient connaît des conflits et fait face au terrorisme ».

Le ministre a parlé de trois messages qui se dégagent de cette rencontre parisienne, à savoir que la solution des deux Etats est en danger et qu’il faut agir avant qu’il ne soit trop tard, qu’il faut créer un climat de confiance entre Israël et les Palestiniens et qu’il faut enfin établir un cadre pour une rencontre israélo-palestinienne en   donnant des garanties de diverses sortes en vue de renforcer les capacités du futur Etat palestinien et les diverses parties dans la région par le moyen d’aides concrètes –essentiellement de la part de l’Union Européenne –  et d’un  soutien ferme au niveau de la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme.

Et M. Ayrault de rappeler que ce règlement proposé par la France se base sur les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il a affirmé enfin que cette réunion parisienne devrait ouvrir la voie à une conférence internationale permettant aux Palestine set aux Israéliens de reprendre et de faire aboutir les pourparlers de paix.

A l’heure des questions-réponses, le chef du Quai d’Orsay a réaffirmé que la France n’est pas seule et qu’elle peut compter sur ses partenaires dans le monde et dans la région, notamment pour une aide multiforme aux parties palestinienne et israélienne. Ajoutant que le contexte historique se dégrade dans la région et qu’il est aggravé par l’apparition du fanatisme et du terrorisme.

A l’issue de cette journée, un communiqué conjoint a été diffusé affirmant le soutien des participants à une solution globale et durable du conflit israélo-palestinien. Sur la base d’un accord négocié prévoyant deux Etats vivant côte à côte qui est le seul moyen de réaliser une paix permanente.

Les participants, poursuit le communiqué, sont inquiets de la poursuite des actes de violence sur le terrain et de la poursuite des implantations  qui menace la perspective des deux Etats.

Par ailleurs, les discussions ont reflété la certitude que le statu quo n’est pas supportable préconisant qu’il est important que les deux parties  mènent des actions et des politiques allant dans le sens de la coexistence des deux Etats afin de rebâtir un climat de confiance et de créer les conditions nécessaires pour mettre fin à l’occupation israélienne qui s’est établie en 1967. Nécessité également, indique le communiqué, de régler le conflit et de trouver des solutions par le moyen de négociations directes  sur la base des résolutions  242 (de 1967) et 338 (de 1973) ainsi que conformément à  l’initiative arabe de paix.

Enfin le communiqué fait état d’une discussion au niveau de la communauté internationale sur les moyens de soutenir les perspectives de paix par le moyen d’initiatives et d’aides. Il évoque le rôle-clé  du ‘Quartet » et des autres parties concernées dans l’effort de paix et salue la proposition française de tenir une autre réunion internationale à cet effet avant la fin de cette année.

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