Les crus libanais – Vinisud 2014

imgresElias MASBOUNGI, consultant du groupe des producteurs des vins libanais au salon international VINISUD 2014 à MONTPELLIER : VOIR ses articles publiés dans l’orient-Le Jour, le reportage réalisé pour la revue « Vins et gastronomie » et la vidéo réalisée sur le salon. 

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logocom2Prélude à un voyage dans les vignobles libanais « VINS ET GASTRONOMIE » ORGANISE UNE DEGUSTATION DE VINS LIBANAIS AU SALON « VINISUD » 

A l’invitation de « Vins et Gastronomie », une dégustation de vins libanais s’est tenue dans le cadre du salon Vinisud à Montpellier. Il s’agissait en fait d’un « Masterclass » organisé par M. Robert Moughanni en présence d’une cinquantaine de professionnels venus de divers continents venus entendre des experts libanais parler des meilleurs crus du pays du cèdre. Avec dégustation commentée bien entendu. Le  journaliste libanais Elie Masboungi  a planté le décor en évoquant ce qu’il a qualifié de « belle histoire d’amour entre le vin et le Liban ». Une histoire qui remonte à mille ans  avant  J.C. lorsque les Phéniciens produisaient et exportaient du vin aux quatre coins de la Méditerranée à bord de leurs légendaire trirèmes, dans des amphores spécialement prévues à cet effet et dont on retrouve encore des pièces enfouies dans le sable le long des côtes libanaises. La deuxième partie de cette histoire remonte à l’époque romaine où le vin était consommé et célébré au point de dédier à Bacchus un temple dont les colonnes s’élèvent encore aujourd’hui sur le site de Baalbeck, l’ancienne Héliopolis, située sur le plateau de la Békaa jadis qualifié de grenier de Rome.

Le dernier épisode a commencé au début du siècle dernier et se poursuit encore. Arrivés en tant que missionnaires pour fonder des écoles et universités dont la plus célèbre  -l’Université Saint Joseph – les Pères Jésuites ont introduit la culture du vin sur des terrains qui entouraient leurs fermes et maisons de campagne dans la Békaa. Le vignoble le plus connu étant celui de Ksara, cédé durant la guerre civile de 1975 à une entreprise libanaise avec ses kilomètres de caves et un million de bouteilles.

Le premier spécialiste à prendre la parole était M. Assaad Touma qui a expliqué pourquoi les vins libanais intéressent les professionnels et partant les consommateurs français. L’exposé était étayé de diapositives montrant de belles images de vignobles dans diverses régions de la Békaa et de la montagne ainsi que des tableaux et graphiques sur les exportations des vins libanais en France et en Europe. Deuxième intervenant : M. Edgar Bou Acar, importateur de cinq marques de vins libanais groupés sous le label « Crus du Liban ». Il a évoqué le pari et le défi que représentait l’introduction des vins libanais en France et le pari gagné en assurant une distribution nationale dans tout l’hexagone.

Enfin, M. Robert Moughanni  est intervenu pour commenter la dégustation proprement dite.  Il s’agissait en fait de faire déguster les produits de 13 producteurs libanais représentant des vignobles répartis sur plusieurs régions libanaises. Rappelant la particularité du terroir argilo-calcaire du Liban avec un ensoleillement adéquat et des vignes plantées parfois sur les hauteurs du Mont Liban qui se profile le long la Méditerranée orientale, M. Moughanni a proposé à l’assistance 5 rosés et 5 blancs choisis pour souligner la fraîcheur qu’ils contiennent et 13 rouges sélectionnés dans le haut de gamme. Le haut de gamme dans le jargon des vignerons libanais  se basant sur un classement au sein de chaque domaine. Le premier vin de cette catégorie offert à la dégustation a été qualifié de « facile à boire »,  respectueux du terroir et capable de séduire. La deuxième série proposée était le produit des  vignes portant moins de raisin du fait de leur âge et aussi de par la volonté des vignerons.

Chronologiquement, la dégustation a commencé avec les blancs dont un Château Musar 2005 issu de cépages autochtones (Merwah et Obeidi) qui a surpris les convives par sa fraîcheur, sa structure et son ampleur. Musar est certainement le vin libanais le plus connu à l’étranger et plus particulièrement en France. La maison, fondée par Gaston Hochar, un véritable pionnier et un passionné de la vigne est une entreprise familiale perpétuée par son  fils Serge, une des figures les plus connues du secteur vinicole dans le monde (reconnu et apprécié par les plus hautes instances du monde vinicole) puis par ses petits enfants qui donnent aujourd’hui au vin libanais ses lettres de noblesse à travers le monde.

Fraîcheur, qualité et notoriété également avec  le « Gourmet Saint Thomas » 2013 remarquable pour un blanc de soleil. Harmonie de l’assemblage de Chardonnay, sauvignon blanc repérable à sa couleur particulière. Dans les rosés, présentés à la suite, le « Gris de Gris » de Ksara 2012, le « Gourmet St Thomas 2013 » avec sa couleur pâle mais non flétrie, facilement comparable aux grands rosés de la côte française.

A l’heure des notations et appréciations, on a remarqué une forte appréciation des rouges dont il faut citer  « Les Emirs de St Thomas », (haut de gamme le plus vendu  en France depuis 2009) qui a séduit par sa rondeur, sa structure et sa « longueur ». Egalement apprécié, le « Château du Cèdre » de Wardy qui est, selon des commentateurs présents, prometteur dans les deux prochaines années. Egalement le célébrissime rouge de Musar 2005, un produit hors pair. Il faut citer encore « Le Jardin secret » de Cana (2008, un vin de la « karma » locale et vieille de 30 à 40 ans d’un  cépage autochtone nommé « Sebbaghieh », découvert par hasard un jour et vinifié à la mode du pays pour marquer une autre façon de visiter les vins libanais. Plus loin, « Fleur de Ka » (2000), une rencontre harmonieuse de deux cépages cabernet, sauvignon, syrah et merlot. Séducteur à l’occasion à déguster avec l’amour qu’il mérite. Connu pour être le péché mignon de Carlos Ghlosn, Ixir 2010 est à déguster avec humilité pour mieux l’apprécier. Enfin, le « Marquis de Bey » 2009, vin fin et complexe. Une sorte de jeunesse en marche…,  le « Souverain » de Château Ksara 2008, le  nec plus ultra selon le classement local tout comme le Château Saint Thomas, le « Comte de M » de  Château Kefraya (vin qui ne rentre pas dans la catégorie des vins précédents et d’autres merveilles que te temps imparti à la dégustation n’a pas permis de faire découvrir.

Il est intéressant de signaler ici que « Vins et Gastronomie » consacrera en automne prochain un dossier sur les vins libanais, la gastronomie, l’art de vivre à la libanaise. Une équipe de photographes et de journalistes conduits par Yves Sacuto se rendra sur place pour réaliser  ce supplément avec le soutien des autorités locales et les professionnels libanais. Les préparatifs de cette opération sont déjà en cours et des contacts préliminaires sont actuellement pris avec les professionnels libanais, notamment les propriétaires de domaines de tout gabarit et de diverses régions libanaises pour que ce numéro spécial de « Vins et Gastronomie » reflète le savoir faire et la passion du monde vinicole libanais et son ambition d’exporter ses meilleurs crus dans le monde entier.

Qui dit vin libanais dit gastronomie libanaise du fait du parfait mariage entre les mets les plus fins du pays du Cèdre et ses vins. Fraîcheur et raffinement sont les valeurs communes d’une bonne table libanaise. Côté nourriture, les plats libanais se distinguent  par leur saveur et leurs préparations proches de la nature. Contrairement aux idées reçues, la cuisine libanais n’est ni grasse ni épicée puisqu’elle se base sur des légumes et des viandes préparées à l’huile et non au beurre, aux œufs et à la crème comme la cuisine traditionnelle européenne. Chacun des plats trouve donc un vin qui l’accompagne pour le plaisir des palais les plus fins et les gourmets les plus exigeants. Le dossier  de « Vins et Gastronomie » sur le Liban saura  traiter de tout cela avec tout le professionnalisme qui s’impose.

WP-Vidéo playVIDEO : VINS LIBANAIS A VINISUD 2014 Cliquer sur le bouton play

logocom2Plus de dix vignobles libanais étaient présents au salon « Vinisud » à Montpellier, un des rendez-vous  les plus connus du genre. Avec, pour souligner cette présence, une dégustation, mercredi dernier, de nos meilleurs crus à l’invitation du prestigieux magazine «Vins et Gastronomie ». 

Devant une cinquantaine de visiteurs professionnels venus du monde entier, Robert Moughanni, Edgard Abou Acar et Assaad Touma, trois professionnels de chez nous, ont fait déguster et commenté les meilleurs vins de nos plaines et coteaux sur fond  de magnifiques  images et de diapos explicatifs sur les domaines de la Békaa et de la montagne. Ksara, Musar, Kefraya, Wardy, Ixir, Saint Thomas et autres gammes de rouges, rosés et blancs de niveau international, comparables avec les produits des grands Châteaux de France et des autres pays producteurs dans une belle histoire contés  comme dans une belle histoire d’amour libanaise qui remonte à nos ancêtres phéniciens et à l’époque romaine avant de vivre les intenses périodes du vin d’aujourd’hui conçu, conservé et mis en bouteille selon les procédés techniques les plus modernes.  Dans la diversité de leurs cépages venus de l’étranger ou découverts au pays.

Côté stands, des groupes se formaient devant les étalages libanais et l’accueil était digne de notre hospitalité et de nos talents. En prime à ces journées libanaises, un président de salon libanais :Ahmad Monhem qui gère la grande multinationale « Adhesion Group » avec à son actif une vingtaine de salons professionnels par an (dont Vinisud, bien entendu) et une expérience d’un quart de siècle.

Au centre de presse, il nous accueille avec la courtoisie qui s’impose et nous explique l’évolution des rencontres professionnelles internationales au cours des dernières années. Des grandes expositions aux rencontres «b. to b. » (comprendre business to business) sectorielles, les méthodes et techniques sont de plus en plus pointues et le travail en amont plus intense, nous explique M. Monhem qui veut faire profiter son pays natal de son expérience et du savoir faire en matière d’organisation de salons. Il a déjà discuté avec des agriculteurs libanais, des coopératives et des administrations publiques des moyens de relever, par exemple, les standards des fruits et légumes destinés à l’exportation.

A quand un « Vinisud » libanais ? Ahmed Monhem sourit et se montre confiant en soulignant que des manifestations telles que ce rendez-vous de Montpellier devraient couvrir plusieurs secteurs de produits et services qui font aujourd’hui la fierté du Liban, de son économie et des talents de ses fils

Reportage d’E. Masboungi sur les vins libanais, « invités » exceptionnels lors de l’édition 2014 à VINISUD, réalisé pour la revue « Vins et Gastronomie », dirigée par Yves Sacuto

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