Séminaire Oil & Gas à Beyrouth

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SEMINAIRE SUR LE PETROLE ET LE GAZ AU LIBAN DU 9 MAI 2014 organisé à l’initiative du « Forum pour le Dialogue National » et en coopération avec l’Ecole Supérieure des Affaires de Beyrouth (ESA)  et le  « Mouvement des Entreprises et Représentations Economiques Françaises au Liban » (MEREF).

LES PARTENAIRES

INVITATION CARD 03

COMMUNIQUE DE PRESSE 1 et DIAPORAM PHOTOS DU SEMINAIRE

INVITATION CARD 03 (2)

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COMMUNIQUE 2 DU 10 MAI 2014 : SYNTHESE DES ACTES DU SEMINAIRE PAR E.MASBOUNGI

La gestion du dossier pétrolier et le rôle accordé aux jeunes au cœur d’un Forum intitulé « Pétrole et Gaz, le Forum national de la richesse du Liban » à l’ESA

Des centaines d’experts et étudiants ont pris part vendredi, à l’Ecole supérieure des affaires (ESA) à un forum ayant pour thème «Pétrole et gaz, le forum national de la richesse du Liban ». L’évènement, organisé  par le Forum pour le dialogue national de Fouad Makhzoumi, le Mouvement des entreprises et représentations économiques françaises au Liban (MEREF) et l’ESA s’est tenu sous le patronage du président de la République Michel Sleiman,  représenté par le ministre de l’Energie et de l’Eau, Arthur Nazarian, et a regroupé une trentaine d’intervenants, notamment des consultants en matière d’énergie, des juristes et des économistes.

Plusieurs aspects relatifs au pétrole et au gaz ont été traités : la vision du développement du secteur pétrolier au Liban, le développement et la perspective de l’industrie du gaz et du pétrole à l’est de la Méditerranée, l’évolution du secteur gazier et pétrolier libanais, les défis juridiques de l’industrie gazière et pétrolière, l’infrastructure et  la logistique, la création d’emplois, l’impact monétaire et financier sur le Liban et les implications géostratégiques pour le pays. Le forum a été clôturé par un débat rassemblant de jeunes étudiants qui se posent des questions sur les possibilités d’emplois, dans l’avenir, dans le secteur des hydrocarbures.

Lors des présentations et des débats, plusieurs experts ont souligné l’importance d’opter pour la transparence afin de bien gérer cette nouvelle richesse de laquelle le Liban devrait profiter, mettant l’accent sur la création d’un fonds souverain capable de garantir des revenus pour plusieurs générations à venir. Nombre de spécialistes ont mis en garde contre le syndrome hollandais, qui est lié aux conséquences négatives provoquées par l’augmentation des revenus d’un  pays suite à l’exploitation de gisements pétroliers et gaziers. Des clarifications ont été également données sur le travail effectué par l’autorité libanaise du pétrole.

Quelques interventions

Lors de la séance inaugurale, Stéphane Attali, doyen de l’ESA et président du MEREF,  a indiqué que « l’exploitation des ressources pétrolières et gazières constitue un enjeu majeur pour le Liban ». Se penchant sur le travail du Forum, il a mis l’accent sur «les échanges inédits entre les secteurs public et privé et la participation de la jeunesse ».

De son côté, Camille Menassa expert en communication,  a noté que «l’or noir sera bientôt une réalité dans la vie économique libanaise. Il ne faut pas construire des chimères, mais agir rapidement malgré les difficultés ». « S’il  est bien géré le secteur pétrolier pourra assurer un développement durable », a-t-il dit. 

Représentant le chef de l’Etat, le ministre de l’Energie et de l’Eau, Arthur Nazarian, a indiqué que « malgré les difficultés, le travail se poursuit. Les entreprises sélectionnées pour le forage offshore se préparent à entamer leurs tâches. Nous attendons pour cela l’adoption de deux décrets-lois ». Evoquant l’énergie gazière, il a souligné l’importance de « disposer des infrastructures nécessaires pour traiter le  gaz sur place et de trouver des marchés pour l’écouler. Dans ce cadre, un plan de construire un pipeline de Tyr à Tripoli, s’étendant sur 174 kilomètres, a été adopté. Il devrait aider à acheminer le gaz vers sa destination finale », a-t-il dit. Il a également rappelé « la création d’un fonds souverain, prévu par la lois. Ce fonds préservera les richesses du Liban et de ses citoyens sur le long terme ».

Le président de l’Autorité libanaise du pétrole, Nasser Hoteit, est intervenu sur le thème d’une «vision pour le développement du secteur pétrolier au Liban ». Soulignant que l’institution qu’il représente « se réunit depuis un mois, tous les jours, avec le comité ministériel chargé du dossier du pétrole et du gaz », il a souligné que l’institution qu’il représente tient des réunions régulières avec un comité ministériel chargé du dossier du pétrole et du gaz et révélé que la première machine de forage sera implantée au large du Liban au plus tard en 2016.

La deuxième  séance avait pour thème le  « développement et perspectives de l’industrie du gaz et du pétrole à l’Est de la Méditerranée ». Elle avait pour modérateur  Fadi Géara, doyen de la Faculté d’ingénierie à l’Université saint Joseph, qui a souligné l’importance « les formations qui devraient toucher aussi bien les étudiants en ingénierie que les ouvriers. Il faut couvrir tous les domaines pour pouvoir assurer 80 % des emplois du secteur pétrolier ». « Les universités du Liban ont d’ailleurs commencé la formation spécialisée de leurs étudiants afin qu’ils soient mieux préparés à ce nouveau marché de travail », a-t-il dit. 

Nicolas Sarkis, économiste libano-français spécialisés dans les questions pétrolières et énergiques, a mis l’accent sur «les possibilités qui s’ouvrent au Liban ». «Il y a beaucoup à faire, mais il faut – avant de procéder- définir et fixer les règles du jeu. Ainsi, il est nécessaire d’optimiser la formation du capital humain c’est aussi important que l’extraction et la vente du pétrole et du gaz », a-t-estimé, soulignant l’importance « d’éviter l’expérience, dans ce cadre, des pays du tiers monde, qui enregistrent un fort taux de corruption ». Se penchant sur les gisements offshores, il a mis en garde contre « les conflits entre le Liban et ses voisins, et cela en ce qui concerne les gisements offshores qui peuvent se transformer en champs de mines. Aujourd’hui, à l’Est de la Méditerranée, il y a bien plus de bâtiments militaires  que de gisements pétroliers ».

Ali Haidar, expert pétrolier et enseignant à l’Université américaine de Beyrouth, a présenté à l’audience des cartes géologiques relatives à des études pétrolières effectuées en Israël.  Selon ces études, chaque gisement offshore en Israël, au Liban, à Chypre et dans les Territoires autonomes présenterait treize couches différentes à partir desquelles l’on peut extraire du gaz et du pétrole.

De son côté, Wissam Chbat directeur du département géographique et géophysique, au sein de l’Autorité libanaise du pétrole, a justifié les raisons pour lesquelles les eaux territoriales libanaises ont été divisées en dix parcelles de forage, dont chacune devrait être prise en charge par un consortium.

Sur le thème de « la perspective économique », Roudi Baroudi, consultant en matière d’énergie, a souligné que « selon les études effectuées, les gisements du Liban présentent autant de pétrole et de gaz que ceux d’Egypte qui compte 81 millions d’habitants ». Notant que « le gaz prend de plus en plus d’importance dans le monde », il a cependant indiqué que « l’Est de la Méditerranée  ne concurrencera jamais la Russie dans ce cadre. 55 % du gaz utilisé en Europe est en provenance de Russie, avec l’exploitation des gisements de l’Est de le Méditerranée, ce chiffre baissera uniquement de 5 %. L’Europe finance actuellement une étude sur le transport du gaz méditerranéen vers le vieux continent ».

Pour sa part, l’économiste Marwan Iskandar, a mis l’accent sur les opportunités ratées, une affaire commune au Liban. Il s’est aussi penché sur les revenus pétroliers. «On se demande ce qu’on va faire de notre pétrole, alors qu’il nous faudra au moins sept ans pour enregistrer les premiers gains et on oublie qu’actuellement notre dette s’élève à 64 milliards de dollars. Il vaut mieux œuvrer à ce que notre dette n’atteigne pas les 85 milliards d’ici 2020, a-t-il dit.

De son côté, Wissam Zahabi de l’Autorité libanaise du pétrole a annoncé que « les royalties qui devraient être payées par les exploitants au gouvernement libanais s’élèvent à 4% ». Dans d’autres pays, ce taux se chiffre à 15 %, la moyenne des pays pétroliers étant de 12 %. Il a énuméré les garanties qui devraient être assurées par les entreprises de forage, soulignant l’importance de la participation de l’Etat, partenaire des entreprises, dans la gestion des sources, et mettant l’accent sur la création d’un fonds souverain. Il a également révélé que l’entité qu’il représente a déjà élaboré un projet de loi relatif à la taxation.

La quatrième séance avait pour thème « les défis légaux de l’industrie du gaz et du pétrole ». Le modérateur, Ryan Kouatly, avocat en droit international, a mis l’accent sur les lois relatives à l’environnement dans le cadre de l’exploitation pétrolière, une tendance qui s’est accentuée après la catastrophe du Golfe du Mexique en 2010. Pour sa part, Yassine Jaber, député et ancien ministre, a rappelé que la loi libanaise sur l’exploitation du gaz et du pétrole offshore s’est inspirée de la législation norvégienne. Il a souligné l’importance du respect des délais dans l’adoption des lois et de la coordination entre les ministères pour faciliter  et accélérer le travail. Il a noté que de tous les comités rattachés aux ministères, il n’y a que l’autorité nationale du pétrole qui est opérationnel, les autres relatives notamment à l’exploitation de l’aéroport de Beyrouth, l’électricité et la téléphonie mobile n’ont pas vu le jour. Gaby Daaboul, chef du département légal à l’autorité libanaise du pétrole, a appelé le gouvernement à adopter rapidement les deux projets de loi afin d’accélérer le forage, le premier prévoit la création d’une zone tampon entre la côte et les zones d’exploitation afin de préserver le tourisme et la pêche, le deuxième régit les relations entre les ayants-droit.

Tonje Gormley, experte norvégienne en droit travaillant auprès de l’entreprise Arntzen de Besche, a souligné, de son côté, que « dans l’industrie pétrolière et gazière, les contrats se font à long terme. Ils peuvent par exemple durer  quarante ans pour le gaz et il faut attendre dix ans pour commencer à enregistrer des bénéfices. Les deux parties doivent donc être flexibles  pour pouvoir assurer leurs intérêts à long terme ». De son côté, Dani Kabbani, expert juridique en matière pétrolière avocat auprès de Eversheds’ International Corporate Commercial Group, a mis l’accent sur la transparence dans l’industrie du pétrole. « Les entreprises exploitantes et l’Etat devraient rendre public leurs chiffres d’affaire. Il faut que le gouvernement opte pour la transparence et rende compte des gains, des dépenses et des projets effectués. C’est le cas par exemple au Kurdistan », a-t-il dit, manifestant son inquiétude vis-à-vis de la gestion du fonds souverain.

Ayant pour thème « infrastructure et logistique », la cinquième séance a été modérée par Fadi Comair, expert en énergie hydraulique, qui a estimé que « pour parvenir à l’excellence, il faut de la planification et du bon management ». Il a manifesté son scepticisme vis-à-vis de la réussite des plans pétroliers au Liban et cela à cause de la situation politique et l’administration libanaise. Fuad Jawad, géologue libanais a appelé « les experts libanais à unifier les chiffres qu’ils utilisent ». Il s’est également demandé « pourquoi l’Autorité libanaise du pétrole a adopté le taux, extrêmement bas, de 4 % pour les royalties », notant qu’il «vaut mieux revoir ce chiffre à la hausse pour ne pas avoir des regrets plus tard. Les royalties constituent de l’argent pur pour le Liban, ne les perdons pas », a-t-il dit. « Il ne faut pas baisser la barre pour attirer les compagnies de forage », a-t-il martelé, notant que « le Liban devrait avoir lui-même sa propre entreprise de forage pétrolier ». Il a aussi mis l’accent sur « un véritable dialogue national pour réussir à relever les défis  que présente l’énergie pétrolière et gazière ».

De son côté, Imad Makhzoumi, vice-président pour l’Asie de la Future Pipe Industries, s’est penché sur le rôle des PME dans la création d’emplois dans l’industrie pétrolière. « Il suffit d’avoir 25.000 dollars pour monter une entreprise, se spécialiser dans un secteur précis et vendre ses services aux grosses compagnies de forage. Ces services pourraient être liés au transport,  à la protection de l’environnement, à la fabrication de tuyauterie, à la vente de fournitures, à l’informatique. Il faut trouver la bonne idée et investir un petit capital car ce genre d’entreprises créé nombre d’opportunités », a-t-il dit, notant que « les banques pourraient jouer un rôle pour encourager les investissements dans les PME pétrolières ». « Il faut que l’Etat agisse avec transparence, définisse clairement sa vision d’une véritable politique pétrolière, et soutienne les entreprises », a-t-il estimé, mettant également l’accent sur « la main d’œuvre spécialisée ».

La séance ayant pour thème «aspects reliés à la création d’emplois »,  avait pour modérateur, Mohammad Ahmad, professeur à l’AUB.

Prenant la parole, l’économiste Kamal Hamdane, s’est penché sur les diverses phases du travail des compagnies pétrolières, le forage, l’extraction et le transport, chaque étape nécessitant un savoir-faire précis et un nombre d’ouvriers et d’employés déterminé. Il a aussi mis l’accent sur la création d’une industrie pétrochimique capable de générer des emplois. Il a dressé un état des lieux du marché libanais travail, mettant l’accent sur les problèmes structurels ; le Liban est incapable d’assurer des emplois aux nouveaux venus sur le marché et pousse ainsi ses jeunes à partir à l’étranger. Il a également noté que la population active du pays se chiffre à 1, 200,000 personnes. 10% occupent des postes de directeurs et 19 % constituent une main d’œuvre non qualifiée. De plus, 92 % des compagnies au Liban sont des micro-entreprises de moins de dix employés.

Aujourd’hui 20 % de la population active déteint un diplôme universitaire contre 5 % en 1970. A cette époque 49 % des ouvriers étaient analphabètes, ce chiffre tombe actuellement à 5%.

De son côté, Patrick Gougeon directeur de l’ESCP Europe London Campus,  a confié que « contrairement à nombre de Libanais pessimistes », il estime que « le Liban pourrait vraiment profiter de son énergie pétrolière et gazière ». « Il faut cependant adopter diverses mesures, notamment celle de diversifier les sources d’énergie. Ainsi, même si le gaz est utilisé pour la production d’électricité, il serait judicieux de développer aussi les énergies éolienne, hydraulique et solaire. L’on pourra de cette façon pourvoir des emplois diversifiés », a-t-il dit. « Les universités devraient s’adapter aux besoins du marché qui se transformera dans les dix années à venir, quand les revenus du pétrole commenceront à arriver. Ce marché n’aura pas besoin uniquement d’ingénieurs mais aussi et surtout d’une main d’œuvre qualifiée », a-t-il poursuivi, soulignant la nécessité de « former des équipes multiculturelles et de proposer continuellement de nouvelles spécialisations adaptées aux besoins du marché ».

Sur le thème de « l’impact monétaire  et financier des énergies pétrolières et gazière  sur le Liban », Camille Menassa, expert en communication, a mis l’accent sur la différence des chiffres présentés selon les experts se demandant comment sécuriser les fonds générés par l’or noir en les protéger du clientélisme politique.  De son côté, Alain Bifani, directeur général du ministère des Finances,  a souhaité que le Liban crée effectivement un fonds souverain, car il pourra préserver sur le long terme les richesses de avoirs pétroliers, soulignant, dans ce cadre que « souvent des instances sont prévues par la loi mais ne sont jamais mises en place ».

Se penchant sur la gestion des revenus pétroliers, il a noté que le prix des hydrocarbures est très volatile et sa fluctuation peut avoir des conséquences négatives sur le PIB. Il a mis en garde contre le syndrome hollandais, encourageant le Liban à « suivre le système norvégien, où finalement les différences entre le secteur pétrolier et les autres secteurs ont été éliminées ». « Il ne faut pas gérer les revenus pétroliers comme des acquis à dépenser mais comme des avoirs à être investis. Et c’est le fruit des investissements – l’intérêt des revenus pétroliers – qui doit être ensuite dépensé. Ainsi, ce ne sont pas les revenus pétroliers, eux-mêmes, mais les intérêts qu’ils génèrent qui devraient être utilisés pour couvrir la charge de la dette ou payer les employés de l’administration », a-t-il expliqué. Il a aussi souligné la nécessité « d’adopter une politique monétaire adéquate et une stratégie gouvernementale misant sur la transparence ». Lors de la huitième séance, « les implications géostratégiques pour le Liban » ont été présentées.

Prenant la parole, Ghazi Wazni expert économique, s’est posé des questions relatives aux relations futures entre le Liban et ses voisins, notamment la Syrie et la Turquie, ainsi qu’aux liens qui le rapprochent de l’Union européenne.

En guise de conclusion M. Fouad Makhzoumi, PDG du Future Pipe Industries et président du Forum pour le dialogue national, a souligné que « le taux de croissance au Liban variait entre 7 et 9 % durant les années quatre-vingt dix ». « Nous avions réussi, à cette époque, à passer outre les dissensions communautaires et à mettre divers projets en place. Aujourd’hui le Liban compte 4,2 millions d’habitants. 53 % d’entre eux ont moins de 30 ans et la moitié de ces jeunes, qu’ils détiennent des diplômes universitaires ou pas, est au chômage ».

« Après la guerre civile, nous nous ne sommes pas préparés aux demandes du marché des pays arabes en matière de main d’œuvre et de savoir-faire à exporter, le Liban ne pouvant pas créer des emplois à ses jeunes », a-t-il dit.

 « Avant 1996, il fallait que le pays assure 16.000 emplois par an aux nouveaux venus sur le marché du travail mais il ne pouvait créer à l’époque que 9.000. Aujourd’hui, avec la crise des réfugiés syriens, qui concurrent la main d’œuvre libanaise, le problème est de loin plus grave », a-t-il poursuivi.

 « Actuellement, 77% des jeunes libanais pensent émigrer pour s’assurer un meilleur avenir. Le Liban, a-t-il estimé, possède trois richesses : le capital humain, l’eau (bien que le pays n’utilise que le tiers de ses ressources hydrauliques) et ses prochaines richesses gazières et pétrolières ».

Et de poursuivre : « Il faut adopter la bonne législation pour que les Libanais puissent effectivement profiter de leurs richesses et préserver ce dossier, tant bien que mal, loin du clientélisme politique. Si nous voulons assurer un meilleur avenir à nos jeunes, il faut qu’ils sentent qu’ils ont leur place au Liban ». Notant que « le Liban est le miroir de la région sur le plan politique et sécuritaire », il a mis l’accent sur « les potentiels inexploités du pays », appelant « les autorités à agir rapidement, car nos voisins, notamment Israël, se sont préparés mieux que nous pour tirer profit de leurs richesses gazières et pétrolières. Ainsi, ils ont construit un pipeline et ont signé des contrats à long terme pour écouler le gaz ». Mettant l’accent sur l’importance du fonds souverain, il indiqué que les jeunes devraient se sentir partenaire dans la construction du pays et dans la gestion de ce fonds.

Un débat entre les  experts et les jeunes étudiants venus de diverses universités du pays, notamment l’UL, l’AUB, la LAU, l’USJ, et l’Université antonine a suivi. Ils ont été invités à se regrouper et faire un lobby pour demander des comptes au gouvernement. Ils ont posé des questions relatives aux études et aux stages qu’ils pourraient effectuer pour décrocher des emplois dans le secteur pétrolier libanais. L’accent a été mis sur la diversification des études universitaires et des formations techniques adressées notamment à une main d’œuvre qualifiée.

E.MASBOUNGI
Port. : 06 12 97 63 59 – fixe 01 45 04 90 76
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