IL FAUT ALLER VITE SOUS PEINE DE DESENCHANTEMENT DES AMIS DU LIBAN

Commentaires français sur la longueur des tractations gouvernementales : IL FAUT ALLER VITE SOUS PEINE DE DESENCHANTEMENT DES AMIS DU LIBAN

Paris, d’Elie MASBOUNGI

Publiquement annoncée après un ajournement de plusieurs mois, la visite officielle du Président Emmanuel Macron, à la fin de l’année, réaffirme le souhait de la France de voir les choses évoluer positivement au pays du cèdre en soulignant l’urgence de former un gouvernement capable de se mettre à l’œuvre le plus tôt possible pour rattraper le temps perdu.

Cette position française a été exprimée officieusement mais fermement lors des festivités du 14 juillet par des personnalités proches de l’Elysée et du Quai d’Orsay.

Sans compter un commentaire d’un responsable du ministère de la Défense affirmant que le voyage à Beyrouth de la ministre Florence Parly, qui devait avoir lieu le 6 juin, tient toujours mais qu’une nouvelle date sera fixée en septembre.

Ce déplacement et les entretiens franco-libanais prévus à cette occasion devaient porter sur la coopération militaire franco-libanaise et en particulier l’engagement de la France d’accorder au Liban une ligne de crédit de 400 millions d’euros (sur les 550 millions prévus) pour doter l’armée libanaise d’armes et de matériels modernes.

De fait, le retard anormal de la formation d’un nouveau gouvernent libanais provoque une grande déception dans les milieux politiques parisiens intéressés par le Liban et la situation dans la région.

Une déception doublée d’un malaise face aux expectatives des pays amis du Liban qui ont répondu présent à l‘appel du Président Macron lorsqu’il a pris l’initiative d’organiser les trois conférences internationales de soutien au Liban dont les assises intitulées « CEDRE ».

« Ces longues et anormales tractations pour la formation d’une nouvelle équipe ministérielle à Beyrouth ont terni la satisfaction des amis français du Liban après le déroulement des élections législatives », a déclaré un proche de l’Elysée devant un groupe restreint de journalistes ajoutant que les hauts dirigeants libanais ne devraient pas attendre des développements régionaux favorables mais trancher le plus rapidement possible pour mettre sur pied une équipe ministérielle sous peine de perte d’intérêt au niveau des « amis du Liban » si bien mobilisés par le Président Macron.

En attendant, remarque cette personnalité proche de l’Elysée, des organismes professionnels libanais et des responsables des secteurs économiques multiplient les conférences sur l’énorme travail de relèvement du pays, notamment au plan des grands projets d’infrastructure et de préparation à l’ère pétrolière.

Au cours d’un séminaire tenu il y a une dizaine de jours par un grand groupe pétrolier français concerné par l’extraction du pétrole libanais, des questions techniques, politiques et économiques ont été longuement discutées avec en arrière- plan, la lenteur de la formation d’un nouveau gouvernement à Beyrouth et l’absence de gestes concrets pour le règlement du litige sur la ligne de démarcation maritime libano-israélienne.

Au MEDEF et dans les milieux bancaires, des responsables interrogés sur leurs intentions de s’engager au Liban, répondent que les propos rassurants du gouverneur de la Banque du Liban sur la stabilité de la livre libanaise ne suffisent pas pour que des décisions fermes et précises soient prises au sujet du méga-chantier libanais.

Là aussi, la mise sur pied dans les plus brefs délais d’un gouvernement libanais représentatif et fiable est avancée comme condition préalable.

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FRANCOIS ASSELINEAU EST ATTENDU AU LIBAN

Candidat à la présidentielle française de l’année dernière, homme politique et président-fondateur de l’UPR : FRANCOIS ASSELINEAU EST ATTENDU AU LIBAN LUNDI

Paris d’Elie MASBOUNGI

François Asselineau, président de l’Union populaire républicaine (UPR) et candidat à l’élection présidentielle de l’année dernière est à Beyrouth depuis le lundi 25 juin pour y rencontrer un certain nombre de responsables et personnalités pour un échange de vues sur l’état actuel des relations franco-libanaises et s’enquérir sur place de la situation au Liban et dans la région.

Asselineau, né en 1957 à Paris entre en 1985 à l’Inspection des finances mène une carrière de haut fonctionnaire qui le conduit à exercer dans différents cabinets ministériels avant de fonder l’UPR.

Nous l’avons rencontré avant son départ pour le Liban pour un entretien sur ce premier voyage au Liban. : Portrait politique :

Asselineau est un gaulliste qui se distingue aujourd’hui par ses prises de positions hostiles à l’Europe et l’Euro, sujets qui ont fait l’objet de nombre de conférences en France et à l’étranger.

Sur la politique étrangère de la France, il dénonce une ligne pro-américaine et déplore l’absence d’une diplomatie française indépendante défendant les intérêts du pays.

L’UPR milite pour la sortie de l’Union européenne, de la zone euro et de l’OTAN. Le parti et son président sont décrits comme souverainistes, antiaméricains et en dehors du clivage droite-gauche.

Asselineau estime qu’il est boycotté par les médias dont une bonne partie, dit-il, et il cherche à faire reconnaître sur internet par ce qu’il appelle le cybermilitantisme soutenu par un intense lobbying.

Sur le Moyen-Orient, l’UPR estime que la politique française n’est pas objective et adopte le principe de deux poids et deux mesures rappelant à titre d’exemple qu’après la tuerie de Gaza la France a invité « les deux parties à faire preuve de retenue ».

Le Liban, dit-il, c’est la présence de la France.

A sujet de la nouvelle page des relations franco-libanaise ouverte par le président Macron, il reste réservé et déclare qu’il faut attendre du concret, notamment après les trois conférences internationales sur l’aide au Liban tenues à l’initiative de Paris. Notre parti, affirme M. Asselineau est le seul parti français à condamner Israël l’invitant à respecter les résolutions des Nations Unies.

A Beyrouth, le chef de l’UPR donnera deux conférences, une à caractère politique et une autre sur l’euro.

Visite du patriarche maronite en France : RENCONTRES AVEC LE PREMIER MINISTRE EDOUARD PHILIPPE ET LA MAIRE DE PARIS ANNE HIDALGO

Troisième et dernier jour de la visite du patriarche maronite en France : RENCONTRES AVEC LE PREMIER MINISTRE EDOUARD PHILIPPE ET LA MAIRE DE PARIS ANNE HIDALGO

Paris, d’Elie MASBOUNGI

Au troisième et dernier jour de sa visite en France, le patriarche Béchara Boutros Raï s’est rendu à l’hôtel Matignon pour un long entretien avec le chef du gouvernement, M. Edouard Philippe. Il s’agissait en fait d’une sorte de bilan de ses entretiens avec les responsables français et d’en échange de vues sur les principaux sujets abordés, à savoir la crise politique libanaise qui devrait connaître un dénouement après les toutes dernières élections législatives et la formation d’un nouveau, de la crise régionale du fait de la guerre en Syrie et de l’antagonisme irano-saoudien, l’aide française multisectorielle au Liban et la coopération franco-libanaise dans divers domaines.

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Visite du patriarche Raï à Paris : ENTRETIEN AVEC MACRON

Moment fort de la visite du patriarche Raï à Paris : ENTRETIEN AVEC MACRON ET REAFFIRMATION DU SOUTIEN DE LA FRANCE AUX NIVEAUX POLITIQUE, HUMANITAIRE ET EDUCATIONNEL

Paris, d’Elie MASBOUNGI

Le patriarche maronite accueilli par le président Emmanuel Macron à son arrivée à l’Élysée. Photo ANI

La rencontre de S.B. le patriarche Raï avec le Président Emmanuel Macron était non seulement le temps fort de la deuxième journée de la visite en France du chef de l’église maronite mais probablement l’événement marquant des pourparlers franco-libanais à l’occasion.

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