HEZBOLLAH/LIBAN : MISE AU POINT FRANCAISE

Suite à l’escalade de Washington sur le « Hezbollah terroriste » : MISE AU POINT FRANCAISE ASSORTIE D’UNE DEMANDE DE RETRAIT DES FRONTS HORS DU LIBAN

Paris, d’Elie MASBOUNGI

Dans une sorte de mise au point à la suite d’une nouvelle hausse de ton à Washington contre le « Hezbollah » considéré comme terroriste par les USA, le Quai d’Orsay a rappelé hier ses «exigences » à l’égard de ce parti en prenant le soin de condamner uniquement ses activités militaires.

En réponse à une question dans le cadre du point de presse quotidien, la porte-parole du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a déclaré : 

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Liban/Hariri – France Inter 8 novembre 2017 : Christian Chesnot, Elias Masboungi


Le sujet de Christian CHESNOT sur le Liban

 

LA  FRANCE SOUTIENDRA LE LIBAN DANS LE CAS D’UNE AGGRAVATION DE LA CRISE INTERIEURE ET REGIONALE

 Le chef du Quai d’Orsay à Riyad : LA  FRANCE SOUTIENDRA LE LIBAN DANS LE CAS D’UNE AGGRAVATION DE LA CRISE INTERIEURE ET REGIONALE

Paris, d’Elie MASBOUNGI

  A quelques heures du départ pour Riyad de M. Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, des milieux proches du Quai d’Orsay ont indiqué que l’essentiel de ses entretiens avec les dirigeants du royaume porteront sur le séjour prolongé dans ce pays par le chef du gouvernement libanais, M. Saad Hariri et sa démission télévisée suivie d’une promesse (également télévisée) d’un retour très prochain à Beyrouth.

En fait les pourparlers de M Le Drian et plus précisément l’entretien prévu avec le prince héritier Mohammed Ben Salmane aborderaient, selon ces milieux, sur la crise grave qui a tourné à l’affrontement politique entre l’Arabie Saoudite et l’Iran et sur les efforts diplomatiques de Paris en vue d’une désescalade.

La diplomatie française ne cache pas à cet égard son inquiétude de voir les conséquences de cette crise sur le Liban accusé par Riyad d’ingérence et même d’agression contre le royaume wahabite par l’entremise du Hezbollah présent au Yémen et partie prenante à la guerre qui oppose depuis plus de quatre ans Saoudiens et Yéménites.

En fait, l’inquiétude française porte sur les effets du séjour prolongé à Riyad de M. Hariri et des risques d’une détérioration de la situation au Liban même.

L’Elysée et le Quai d’Orsay évitent pour l’instant de trancher nettement sur la question de la liberté de mouvement du Président Hariri et se contentent de rester vigilants en attendant son retour dans son pays. Plus particulièrement entre l’avis du Président Michel Aoun qui affirme que son premier ministre est en résidence surveillée à Ryad et les propos apaisants de ce dernier qui promet de rentrer très bientôt pour présenter sa démission dans les normes.

Mais Paris retiendrait la possibilité d’un recours aux instances internationales compétentes si l’absence de M. Hariri venait à se prolonger. Un tel recours serait dans ce cas initié par le Liban et Paris le soutiendrait.

Pour ce qui est du voyage de M. Le Drian, des proches du Quai d’Orsay font savoir que la France s’intéresse à la situation politique au Liban et réaffirme que les puissances régionales ne doivent pas porter leurs différends au Liban. Constatant sur ce point précis qu’il s’agit en fait d’ingérences qui provoquent une grave dégradation de la situation dans un pays ami de la France. Ils ajoutent que dans cette crise régionale la France parle à toutes les parties sans exception afin de réduire la tension et de les inciter à régler leurs problèmes par le dialogue.

Plus précisément, la diplomatie française évite de se prononcer sur le statut du Président Hariri et se contente de souligner que si le Président libanais affirme qu’il n’est pas libre de ses mouvements, c’est qu’il dispose d’indices à ce sujet.


                                            Le communiqué du « Quai »

Officiellement, la visite de M. Le Drian en Arabie, première étape d’une tournée asiatique, a fait l’objet d’une communication du Quai d’Orsay dans le cadre de son point de presse électronique. En ces termes :

« M. Jean-Yves le Drian se rendra en Arabie saoudite les 15 et 16 novembre.

Il sera reçu en audience par le roi Salman et aura un entretien avec le prince-héritier Mohammed Ben Salman et avec son homologue M. Adel Al-Joubeir.

Le Drian discutera avec ses interlocuteurs des moyens de densifier notre coopération dans tous les domaines, en particulier économique, politique et culturel dans le contexte du plan « Vision 2030 » porté par les autorités saoudiennes.

La lutte contre le terrorisme et son financement sera également au coeur des discussions. Le ministre et ses interlocuteurs évoqueront les moyens de renforcer notre mobilisation commune, avec en perspective la conférence sur la lutte contre le financement du terrorisme que la France organisera au printemps 2018.

Jean-Yves Le Drian fera également le point sur les principales crises régionales. Il est important qu’une solution politique puisse être trouvée en Syrie et au Yémen et que l’accès humanitaire soit préservé pour toutes les populations dans le besoin. Les tensions régionales sont également un sujet de préoccupation commun et le ministre rappellera l’importance d’éviter toute ingérence et de respecter le principe de souveraineté dans la région.

Jean-Yves Le Drian confirmera l’attachement de la France à la stabilité du Liban dans ce contexte».

LA FRANCE INVITE LES PARTIES  LIBANAISES A ABORDER LES QUESTIONS DE FOND

A la veille de l’arrivée de Gebran Bassile à Paris : LA FRANCE INVITE LES PARTIES  LIBANAISES A ABORDER LES QUESTIONS DE FOND

Paris, d’Elie MASBOUNGI

A la veille de l’audience que le Président Emmanuel Macron accordera au ministre libanais des Affaires étrangères, M. Gebrane Bassile, on peut affirmer que Paris est maintenant pleinement engagé dans une véritable action diplomatique. Au-delà de la création de conditions favorables à un retour très prochain à Beyrouth du chef du gouvernement libanais, M. Saad Hariri, la diplomatie française a élargi ses contacts à des partenaires européens et semble décidée à inciter les parties libanaises et régionales à aller au fond des choses. Les premiers se mettant immédiatement au travail pour une véritable distanciation du pays du cèdre à l’égard des événements en Syrie et les seconds à entreprendre une désescalade au Liban en agissant éventuellement auprès de leurs partenaires locaux.

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