MILLE ET UNE FACETTES DU PAYS DU CEDRE

PRESENCE LIBANAISE A PARIS : UN WEEK END SUR LES MILLE ET UNE FACETTES DU PAYS DU CEDRE

Paris d’Elie MASBOUNGI

Le rideau est tombé dimanche soir sur les « Journées libanaises » organisées pour la troisième année consécutive à la « Halle des Blancs Manteaux » dans le quartier du Marais. L’événement, placé sous le patronage du chargé d’affaires libanais, M. Ghady El Khoury, était organisé par l’ULCM-France avec un collectif d’associations franco-libanaises. En partenariat avec la Mairie du 4e arrondissement, le ministère libanais du tourisme et l’OTL.

Sous les directives de Mme Artémis Keyrouz, présidente de l’ULCM-France et M. Edmond Abdel Massih, vice-président pour l’Europe de l’Union, des dizaines de dirigeants et membres d’associations libanaises ont collaboré par un travail assidu ces derniers mois pour que cette édition des « Journées » soit une réussite. Avec au programme des dizaines de conférences, expositions, ateliers, signature de livres, projection de films, rencontres poétiques, présentation de projets.

 Avec comme point fort une explication des mécanismes et démarches pour la récupération de la nationalité libanaise animée par le chargé d’affaires Ghadi El Khoury, Mme Majida Karaki, premier consul du Liban, M. Elias Kassab, président mondial de l’ULCM et Mme Souad Rizkallah, directrice du bureau parisien de la FLC.

Au premier jour de cette manifestation libanaise, des trophées ont été offerts à des personnes ayant contribué au développement des liens entre le Liban, la France et l’espace francophone, notamment Mme Marie-Thérèse Atallah, Conseillère de Paris, M. Romanos Khattar, directeur de la MEA pour l’Europe, M. Abdallah Naaman, écrivain et ancien attaché culturel de l’ambassade du Liban à Paris et M. Georges Nasr, secrétaire général de l’association médicale franco-libanaise.

Pour cette belle réussite, M. Edmond Abdel-Massih a reçu  de la part du député Henri Gebrayel  la «Médaille de l’Assemblée Nationale ».

« Al Ghad » TV : Premier tour Présidentielles Françaises

Participation d’Elias Masboungi sur « Al Ghad » TV avant le premier tour de la présidentielle ==> retrouver l’intervention d’Elias Masboungi à partir 1’50 

Le vote des Libanais de France

 Le vote des Libanais de France 6 Plutôt à droite,,,Mais en ordre dispersé

Paris, d’Elie MASBOUNGI


A trois jours du premier tour de l’élection présidentielle française, quelles sont les préférences des franco-libanais de France ?

A priori, la majorité de nos compatriotes naturalisés et vivant en France ont tendance à voter pour les ou le candidat de droite. Mais en raison du brouillage des cartes cette fois ci qui abolit ou presque la ligne entre droite et gauche, nos compatriotes (quelques dizaines de milliers si on ne veut pas se hasarder à des chiffres plus précis, pour diverses raisons) feront ce dimanche leur choix sur base de critères qui leur sont propres. Et qui ne ressemblent en rien aux motivations de ce que l’on a coutume d désigner ici comme étant des « Français de souche ».

Premier critère : la politique étrangère du nouveau Président face à la crise du Moyen-Orient et plus précisément à l’égard du Liban. Au-delà des lieux communs que sont les positions traditionnelles et sempiternelles de soutien de la France au pays du cèdre et des liens séculaires entre les deux pays, nos compatriotes scrutent dans les propos et programmes des candidats des orientations spécifiques telles que la distinction entre les Libanais et les autres communautés moyen-orientales intégrées ou en voie d’intégration au sein de la République. En premier lieu, le fait que les Français d’origine libanaise ne sont ni concernés ni soupçonnés de sympathie avec l’intégrisme islamiste qui menace la France Et ensuite, le fait que face à la supériorité numérique des Arabes d’extraction magrébine, les Libanais (et avec eux, des Syriens, Jordaniens, égyptiens) n’offriront jamais des « terreaux » favorables à l’intégrisme galopant qui menace la France.

Pour en venir au choix avant d’entrer dans l’isoloir, on peut dire que plus de 60 pour cent de nos compatriotes sont des électeurs de droite. Mais, de quelle droite s’agit-il aujourd’hui. Celle de François Fillon qui a donné plus d’un gage en faveur, notamment des Chrétiens d’Orient et des signes rassurants au niveau de la politique française face à la guerre en Syrie et au Levant.

Ou le droitier-centriste Emmanuel Macron dont les intentions sur ce même chapitre manquent encore de clarté.

Ou alors ce que l’on appelle l’extrême droite de Marine Le Pen qui se distingue par ses prises de positions fermes sur l’islam militant extrémiste qui est un danger commun tant pour l’Europe que pour le Moyen-Orient.

Pour avoir discuté longuement avec des chefs d’entreprise, des médecins (nous en avons environ trois mille dans l’Hexagone) des chefs de PME, des cadres supérieurs et moyens dans divers secteurs, nous pouvons affirmer que les suffrages des « franco-libanais » iront en deux parties inégales entre François Fillon et Emmanuel Macron. Le premier ayant, selon ses supporters, une stature, des idées intéressantes pour nous et aussi les moyens de les concrétiser alors que le second est, toujours selon eux, un curieux mélange de droite, de centre droit et d’une dose de principes de gauche.

Quid de Marine Le Pen ?

Elle a pu susciter chez de jeunes Libanais un fort courant de sympathie du fait de ses idées sur une préférence française comprenant les étrangers naturalisés qui ont accepté d’adhérer aux valeurs républicaines. Au chapitre de l’abolition de la double nationalité, la candidate du « Front National » a pu rassurer nos compatriotes en déclarant, même lors de sa visite au Liban que rien n’empêcherait un Etat souverain de conclure des            accords bilatéraux avec des pays pour autoriser la double nationalité.

Et la gauche ?

En raison de la faiblesse d’une culture réellement gauchiste au Liban, le vote des franco-libanaise en faveur de MM. Mélenchon et Hamon restera limité, selon la plupart des personnes interrogées par « L’Orient-Le Jour ».  De plus et toujours selon ces personnes, nos compatriotes de France ne sont pas très sensibles à l’argumentaire social qui attire « les classes laborieuses » telles que définies au lexique politique français.

Pour finir, une particularité propre aux petites et moyennes entreprises fondées par des Libanais en France. Contrairement au patron des boulangeries « Chez » Paul » qui a apporté son soutien à un candidat « au nom de ses salariés » et qui a été aussitôt désavoué par son personnel, nombre de « patrons » d’origine libanaise peuvent entraîner des votes d’une bonne partie de leurs salariés.

À l’Élysée, Saad Hariri, commandeur de la Légion d’honneur

À l’Élysée, Saad Hariri, commandeur de la Légion d’honneur – François Hollande rappelle les liens entre Chirac et Rafic Hariri « dont l’assassinat a débouché sur la libération du pays de l’occupation syrienne ».

Paris, d’Elie MASBOUNGI

Remettant la décoration à Saad Hariri, hier, à l’Élysée, le président Hollande a fait référence à l’occupation syrienne et aux liens de Chirac avec Rafic Hariri. Photo Dalati et Nohra

En visite en France avec de se rendre à Berlin puis à Bruxelles, le Président Saad Hariri a été reçu par le Président François Hollande qui lui a remis, lors d’une cérémonie à l’Elysée les insignes de Commandeur de la Légion d’honneur.

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