Au fil du stylo

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16 avril 2015  : Le Sénat crée son Groupe de Liaison sur les Chrétiens d’Orient à la demande de la CHREDO
La Coordination des chrétiens d’Orient en danger (CHREDO) se félicite de la création d’un Groupe de Liaison sur les Chrétiens d’Orient, ce mercredi 15 avril, qui sera rattaché au président du Sénat.

Après 18 mois de lobbying intense de la CHREDO, le Bureau du Sénat vient enfin d’accepter la création d’une structure de concertation sur les chrétiens d’Orient portée dès le mois d’octobre 2013 par le sénateur Roger Karoutchi et la sénatrice Bariza Khiari à l’issue de l’audition de la CHREDO au Sénat par une vingtaine de parlementaires. Notre deuxième audition au Sénat en septembre 2014 co-organisée par le sénateur Roger Karoutchi, et les sénatrices Bariza Khiari et Garriaud-Maylam avait permis de relancer le processus.

La CHREDO avait fait valoir la nécessité pour le Sénat de se doter d’un outil opérationnel comme c’est le cas pour l’Assemblée Nationale qui avait créé son Groupe d’études sur les Chrétiens d’Orient en juin 2014 à la demande et avec le soutien de la CHREDO.

Le président de la CHREDO, Patrick Karam, ancien délégué interministériel, considère que: « Cette création constitue une nouvelle étape dans la prise de conscience sur la situation critique des chrétiens dans cette partie du monde. À la différence d’une mission d’information ou d’une commission d’enquête, d’une durée de vie limitée, un Bureau de liaison est une instance permanente, même si elle dispose de moins de moyens financiers qu’un Groupe d’études. »

« Ce Bureau de liaison va alimenter la réflexion des élus et du gouvernement, auditionner les experts, les religieux et les ONG qui travaillent sur la question, stimuler le débat national et donner aux sénateurs une connaissance précise de ce qui se passe dans les régions du monde.Chaque groupe politique pourra y désigner un représentant comme vice-président, ce qui lui donnera une représentativité politique. Il permettra aux sénateurs d’être réactifs et de peser favorablement sur la politique du gouvernement français. Il servira de caisse de résonance et pourra examiner les solutions concrètes en réponse aux besoins les plus urgents et saisir le Parlement et le gouvernement pour prendre toutes les mesures propres à assurer la protection de ces minorités. », se félicite Patrick Karam qui entend bien utiliser ce nouvel outil au service de la cause que défend la CHREDO depuis septembre 2013.

La CHREDO tient à remercier Roger Karoutchi qui n’a jamais ménagé ses efforts et dont l’engagement total est aujourd’hui couronné de succès, Bariza Khiari qui a porté aussi cette demande dans les rangs socialistes, Joëlle Garriaud-Maylam qui est mobilisée, le président du groupe UMP au Sénat Bruno Retailleau qui avait été sensibilisé par la CHREDO et enfin le président du Sénat, Gérard Larcher qui a accepté et met en oeuvre ce Bureau de liaison.

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1er avril 2015 : BHL et les GENERAUX….DE QUOI SE MÊLE MONSIEUR BHL..

Monsieur Bernard Henri Lévy, super diplomate de la république, nous annonce qu’il se rend à l’Elysée accompagné de sept généraux kurdes pour plaider leur cause auprès du Président Hollande. A savoir une aide française massive en armes sophistiquées pour que les Peshmergas puissent mieux protéger les chrétiens d’Irak et de Syrie tout en se battant contre l’ennemi commun qu’est «Daech ».

Après la Bérézina libyenne, BHL veut apparemment « remettre ça »…

Merci pour son altruisme et son dévouement constant pour les grandes et nobles causes…

 Mais a-t-il demandé aux Assyriens, Syriaque et autres Chaldéens de l’ancienne Mésopotamie s’ils sont d’accord pour se mettre sous la protection des Kurdes  et de leurs généraux…enturbannés. ?

S’il est vrai que l’EI est un ennemi commun il est tout aussi vrai que tout récemment, dans l’imbroglio irakien, les combattants kurdes ont brillé par leur absence lorsque les hordes « daechistes » ont allègreme nt massacré les chrétiens de Moussoul et qu’hier encore l’allié kurde a empêché les rares syriaques, assyriens et autres chaldéens de regagner leurs villages dans la plaine de Ninive.

Sans aller jusqu’à rappeler que les parents et grands parents de ces mêmes guerriers enturbannés ont spolié dans les années 20 du siècle dernier les terres et biens des chrétiens de l’Est de la Turquie en tant que supplétifs de l’armée de la « jeune Turquie » laïque.

Ces spoliations accompagnées de massacres avaient d’ailleurs poussé à l’exode ces communautés qui vivaient dans leurs villes chrétiennes et saintes d’Urfa (l’antique Edesse) de Mardin, de Dyarbekir et autres localités où elles étaient établies depuis des siècles, bien avant l’islamisation de la Turquie.

Tous les peuples n’ont pas, comme on aime à le dire, la mémoire courte.  Les chrétiens de Turquie et leurs descendants de Syrie et d’Irak ne veulent pas être protégée par des milices mais par des Etats. Encore que l’Etat irakien n’a pas bougé le petit doigt pour leur venir en aide à Moussoul.

Deux exodes dans une vie, c’est trop. Deux erreurs encore plus…

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30 mars 2015 : LA FRANCE ENFIN MOBILISEE AUX COTES DES MINORITES D’ORIENT

Fabius qualifie l’ONU de « puissance impuissante » et obtient la saisine de CPI pour « crimes contre l’humanité avec notion de génocide »…

Après des années d’épuration physique “accompagnée d’une  volonté d’éradication culturelle » selon l’expression du journal « Le Monde », la France a réagi en convoquant samedi le Conseil de sécurité pour se pencher sur le drame des minorités religieuses et ethniques au Moyen-Orient.

Plusieurs réunions avec les dirigeants du « Chredo » (collectif des chrétiens d’orient en danger), avaient fini par convaincre M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, de saisir l’ONU de ces crimes répétés contre l’humanité demandant que  « cette sorte de puissance impuissante »( selon les propres termes du chef du Quai d’Orsay) apporte des réponses à la hauteur de la menace.

Laïcité oblige, la diplomatie françaises a tenu à inclure au nombre des victimes  les Yézidis, les Turkmènes, les Kurdes et les Chabaks. Et pour faire plus sérieux, proposer un plan d’action en quatre volets, à savoir un volet humanitaire un fonds pour financer le retour à leurs villages d’origine des réfugiés, une action diplomatique avec les gouvernements concernés  pour la réintégration des personnes déplacées dans le cadre d’un processus de réconciliation et enfin, pour couronner le tout, une saisine de la Cour pénale internationale visant à poursuivre les auteurs de ces crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en y ajoutant la notion de génocide.

Résultat immédiat : une promesse de M. Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU de former un groupe de sages pour appliquer ce plan d’action.

Vendredi dernier, le « Chredo » avait adressé trois suppliques à la France et au Conseil de sécurité. A savoir l’intensification des efforts pour mettre fin à la barbarie et à l’exode des Chrétiens et des minorités d’Orient afin, qu’ils puissent revenir dans leurs villes et villages, une initiative française pour la création d’un fonds international spécifique d’aide aux minorités pour la reconstruction de leurs maisons, écoles et hôpitaux et lieux de culte.

Autres demandes à la France et à l’ONU : une saisine de la CPI pour crimes de guerre et contre l’humanité  suivie d’une campagne mondiale pour que les choses ne s’arrêtent pas là.

Mais quid, des moyens à mettre en œuvre dans l’immédiat pour que les réfugiés chrétiens renoncent à l’exode et organise la défense de leurs biens et familles encore sur place ?

Un combattant d’une nouvelle milice chrétienne irako-syrienne demandait à un journaliste occidental de l’argent et des armes expliquant qu’il ne suffira pas de dire aux Chrétiens que les Kurdes se chargeraient de leur défense.

Un autre milicien syriaque a affirmé qu’on ne pouvait envoyer des jeunes de sa communauté combattre Daech sans le soutien d’une armée forte et bien formée. Il a ajouté qu’il parlait bien  entendu de l’armée irakienne et du gouvernement irakien « qui nous ont trahis à Moussoul par leur absence »…

Ces demandes d’aide militaire ont reçu un accueil plutôt favorable lors de la réunion du Chredo tenue vendredi sous la présidence de Patrick Karam et en présence d’une trentaine de personnalités religieuses et laïques venus d’Irak, de Syrie, du Liban, d’Egypte, de Jordanie et de Palestine.

Au cours de ces assises chrétiennes, un prélat syriaque catholique a mis en garde contre une disparition pure et simple de son église. Dans une interview au « Monde, un autre évêque déclarait : « Mes fidèles attendent tous la libération de notre région pour rentrer car ils veulent vivre en chrétiens là-bas. Ils veulent vivre en bonne relation avec leurs voisins, même si on n’a plus confiance en eux »…

Et d’ajouter cette phrase terrifiante : « Beaucoup de ceux qui étaient nos amis, parmi les musulmans arabes qui sont restés avec Daech nous ont pris nos biens parce que Daech le leur avait permis »…

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11 août 2014 – SAUVER LE SAUVEUR DU LIBAN…. Qui va et qui peut protéger Saad Hariri ?

Une question qui s’impose, après les joies du retour.

L’ancien chef du gouvernement était en exil forcé. Pour cause de sécurité. Quel changement a pu motiver son retour-surprise après trois ans passés entre Paris et Djeddah.

La logique veut que ce soit la lourde et difficile tâche qui lui a été confiée, c’est-à-dire celle de concrétiser de toute urgence l’aide saoudienne d’un milliard de dollars pour l’armée.

Mais celle-ci nécessite que l’homme puisse se mettre au labeur en toute sécurité. Afin d’entrer en contact et de plancher avec les responsables civils et militaires en place sur un plan d’urgence de renforcement de nos forces armées. Comme il l’a lui-même affirmé il y a quelques jours de Jeddah au moment de l’annonce de cette aide subitement venue alors que l’accord franco-saoudien s’enlisait…

Ce qui nous ramène à la question initiale.

La logique veut que la sécurité du Président Hariri émane soit d’une volte-face de la partie qui le menaçait soit d’un changement radical au niveau de ses alliances locales.

Dans ces deux cas, qui aurait tiré les ficelles ?

En l’occurrence, les ceintures de sécurité pour sauver le sauveur du Liban.

Entre le marteau du tandem Daech-Al Nosra et l’enclume du sunnisme modéré, Saad Hariri devra manœuvrer avec la plus grande habileté pour réussir un double pari. Celui de procéder sans tarder à assurer à l’armée ses besoins tels que formulés par le commandement de Yarzé et de se ranger dans le camp des pourfendeurs de l’islamisme radical tout en se démarquant du Hezbollah  et du régime syrien qui se battent déjà contre le même adversaire.

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9 novembre 2013 : Coordination « Chrétiens d’Orient en Danger » – CHREDO

Chrétiens d’Orient en danger : le sénateur Cambon intervient auprès de M. Ban Ki-Moon. Dans le cadre d’une mission parlementaire récente, le sénateur, Christian Cambon, vice-président de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées au Sénat, qui s’entretenait avec le secrétaire général des Nations-Unies, M. Ban Ki-Moon, lui a fait part, à la demande de la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger, de sa vive inquiétude et de celle de ses collègues au sujet des violences, des attentats et des atteintes aux libertés que subissent les Chrétiens d’Orient.

Le Sénateur Christian Cambon a remis aussi au Secrétaire Général des Nations Unies un mémoire émanant de la coordination des chrétiens d’orient en danger, comme il s’était engagé auprès de son initiateur Patrick Karam, auditionné au Sénat le 16 octobre dernier.

Le Secrétaire Général des Nations Unies, quant à lui, a affirmé partager cette inquiétude, rappelant les principes de la Charte des NNations Unies relatifs aux Droits de l’Homme, qui incluent le droit de chacun à pratiquer la religion de son choix dans le respect de sa liberté et de sa conscience. » Le Secrétaire Général a souligné que ce problème très grave faisait l’objet de travaux attentifs du Conseil des Droits de l’Homme et que les Etats ont le devoir de faire respecter ce droit imprescriptible. La Coordination Chrétiens d’Orient en Danger tient à remercier vivement le sénateur Christian Cambon, ainsi que tous les élus qui l’ont accompagné dans cette démarche pour avoir porté la question des Chrétiens d’Orient au plus haut niveau des instances onusiennes.

Ce que demande la Coordination : La Coordination Chrétiens d’Orient en Danger demande à la France de relayer les initiatives des parlementaires. La Coordination demande aussi à la France d’agir afin d’obtenir la désignation d’un émissaire rattaché au Secrétaire général des Nations-Unies dont la mission est la protection des minorités, dont les Chrétiens en Orient ainsi que le vote d’une résolution des Nations Unies :

– qui réaffirme que les minorités en particulier chrétiennes sont chez elles en Orient et qu’elles ont vocation à demeurer sur leur terre et à vivre harmonieusement avec les autres religions.

– qui s’élève contre les enlèvements de religieux, les conversions forcées, les enlèvements de jeunes filles, converties et mariées de force, les destructions de lieux de culte et notamment
d’églises et d’écoles, les attaques contre les minorités religieuses et notamment les Chrétiens.

– Qui appelle toutes les parties à préserver l’existence et la sécurité des Chrétiens.

– Qui dénonce et condamne les législations discriminatoires qui s’appliquent aux minorités et en particulier aux Chrétiens.

–  Qui prévoit des sanctions.

Contact : Patrick Karam : 06 79 08 81 70 / contact.patrickkaram@gmail.com www.chretiens-dorient-en-danger.org

* Soutenue par une centaine de responsables politiques de toutes tendances, la Coordination des Chrétiens d’Orient en Danger a été créée vendredi 27 septembre 2013 à l’initiative de Patrick Karam, ancien délégué interministériel. Face à l’urgence de la situation, c’est la première fois en France que des représentants des Eglises d’Orient, des organisations religieuses et laïques originaires de différents pays et représentant la diversité de l’orient chrétien se regroupent pour agir ensemble et faire entendre leurs inquiétudes quant au devenir des chrétiens d’orient. Un appel a été lancé en ce sens dans le Figaro du 26 septembre signé par les principaux responsables en France des Eglises d’Orient ainsi que par des organisations laïcs qui représentent plusieurs pays d’Orient. Une grande pétition a été lancée visant à alerter l’opinion européenne et ses responsables politiques sur les dangers qui menacent les Chrétiens d’Orient. Une Question au gouvernement a été posée à notre demande par Claude Goasguen au ministre des affaires étrangères le 1er octobre à l’AN. A l’initiative de Valérie Pécresse, 17 parlementaires de tous les bords politiques nous ont auditionnés à l’Assemblée Nationale le 8 octobre.  Le 10 octobre, Claude Goasguen tenait une conférence sur les Chrétiens d’Orient à l’initiative de la Coordination devant 250 personnes. Le Vœu présenté à notre demande, par JF Legaret, Claude Goasguen, Vincent Roger, a été repris par l’exécutif parisien et voté à l’unanimité au Conseil de Paris le 15 octobre pour défendre les Chrétiens d’Orient.  La Coordination a été auditionnée au Sénat le 16 octobre par 11 sénateurs à l’initiative conjointe de Bariza Khiari, vice-présidente du Sénat et Roger Karoutchi, sénateur. Une réunion de travail très productive s’est tenue avec la 1ère adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo, le 23 octobre 2013. Le bureau exécutif du CRIF a voté à l’unanimité son soutien à l’action de la Coordination.

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Le Credo du « Chredo » : La coordination « Chrétiens en Danger » (Chredo),  a diffusé un mémoire sur la gravité de la situation de certaines communautés chrétiennes au Moyen-Orient demandant aux Nations-Unies et à la France de désigner auprès du secrétariat général Ban Ki-Moon un émissaire dont la mission serait de protéger les « minorités » chrétiennes dans le monde arabe.

Le document (ci-contre) appelle un certain nombre de commentaires dont le premier est le terme » minorité » souvent attribué à des précurseurs historiques des peuples et des nations de cette partie du monde.

Le second commentaire est que ceux que l’on insiste à appeler les Chrétiens d’Orient ne demandent à personne de préserver leur existence et leur sécurité du fait qu’ils sont chez eux et qu’ils s’y trouvaient bien avant l’islamisation des pays où ils sont établis.

La troisième observation à la lecture du « Credo du Chredo » est de ne pas seulement dénoncer et condamner  les législations discriminatoires qui s’appliquent aux citoyens chrétiens de certains pays arabes mais de demander à la communauté internationale et ses instances compétentes de prendre des mesures adéquates chaque fois que les droits des Arabes chrétiens sont lésés et menacés.

Depuis les massacres  et autres profanations de lieux de culte jusqu’aux exactions destinés à provoquer la peur et l »exode. L’Irak a connu et vit encore des atrocités qui ont réduit sa population chrétienne de 90 pour cent sans qu’aucune mission d’enquête européenne ou onusienne ne se rende sur place pour enquêter sur des actes barbares, désigner les coupables et engager des poursuites contre eux auprès de la justice internationale si active quand il s’agit d’autres régions du monde ou d’autres victimes.

La France se vantait hier encore d’accorder à dés Syriens chrétiens des visas de longue durée et un droit d’asile avec une générosité que nul ne conteste. Mais l’essentiel n’est pas d’accueillir  en France des citoyens syriens, irakiens, égyptiens ou des chrétiens de Palestine. Il s’agit au contraire d’aller chez eux pour que ces migrations forcées cessent.

La France jadis fille aînée de l’Eglise, l’Europe chrétienne et le monde dit occidental ont le devoir d’intervenir au lieu de condamner et de nous gratifier de solidarité et de compassion.

A cet égard la Russie revenue sans complexe à ses valeurs chrétiennes a donné au monde entier une leçon de courage en intervenant énergiquement en Syrie. Non point en faveur du régime de Damas mais pour que l’on ne voit à Damas, Alep ou Homs ce qu’on a laissé faire à Bagdad, Mossoul et Kirkouk.

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30 octobre 2013 : « Médias », l’émission en arabe de notre confrère Nidal Choukeir de RM-M.O. (rebaptisée « Monte Carlo Doualiya ») diffuse en ce début de semaine son millième numéro. Un concept original qui consiste à traiter en trois minutes un sujet du monde de la communication avec un invité. Trois minutes, c’est court, mais c’est suffisant pour bien parler. Et Nidal a acquis en deux ans et demi (l’âge de son émission) la maîtrise et l’expérience pour bien faire. Le phénomène des médias nouveaux, les technologies nouvelles, les questions de liberté d’expression, d’éthique professionnelle, nouvelles technologies, la crise de la presse écrite dans le monde, autant de sujets traités avec clarté et précision.

« Médias » est une émission déjà connue dans le monde arabe,  en Afrique et dans les zones de diffusion de MCD dans le monde. Parmi les invités, des ministres arabes de l’information, des spécialistes et experts en communication, des journalistes connus et autres professionnels de l’info. Un « One man show » avec, en studio ou sur les ondes, un invité et un sujet d’actualité. Une formule qui a valu à Nidal Choukeir des  dizaines d’éloges et des témoignages du monde arabe et d‘ailleurs.

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29 juillet 2013 – Chrétiens d’Orient : L’INSUPPORTABLE SILENCE DE L’OCCIDENT ET DE L’ISLAM DIT MODERE..

Après avoir reçu le 15 avril dernier une délégation de la  Coordination « Chrétiens d’Orient en Danger » (CHREDO), le ministre français des Affaires étrangères, M. Laurent Fabius,  déclarait notamment : « Concernant les chrétiens d’Irak,  la France est très attentive à la situation des Droits de l’Homme concernant cette communauté ». Le ministre a rappelé le soutien de la France à de nombreux projets en lien avec cette minorité.

Position louable certes mais qui n’a pas empêché « Daech » trois mois plus tard de commettre les atrocités que l’on sait à l’encontre des chaldéens et les syriaques de Moussoul.

Interrogé il y a quelques jours sur ces actes barbares, le porte-parole du Quai d’Orsay précisait que ces massacres ont également visé des Chiites et d’autres minorités de la ville…

Réponse diplomatiquement correcte pour un responsable de communication d’un pays laïc mais qui ne nous dit pas comment cette France « très attentive à la situation des Droits de l’Homme » en Irak et dans la région compte réagir fac e à des crimes commis par « les alliés de ses alliés ». C’est-à-dire les amis des mouvements islamistes qui se battent en Syrie et qui visiblement veulent englober ce pays et son voisin irakien dans un seul et même Etat maintenant connu sous le signe EISI avec un Calife autoproclamé  et des structures qui en disent long sur ses buts et son idéologie. Avec en préalable une conversion des Chrétiens à l’Islam sous peine de mort et, au mieux, une vie de « dhimmistes »…

Dimanche dernier, à l’appel du « Chredo », quelques centaines de personnes seulement ont manifesté sur le parvis de Notre Dame avant d’assister à une messe à l’intention des chrétiens d’Irak.

Dans le monde arabe ce n’était guère mieux il faut dire et quelques amis français n’ont pas manqué de nous le faire remarquer.

« Pourquoi n’y a-t-il pas un million de manifestants dans les rues de Beyrouth par exemple ? » s’est demandé un militant français des Droits de l’Homme.

Difficile de répondre à cette question sans expliquer la complexité de la situation au pays du Cèdre, explication qui du reste ne l’aurait pas convaincu.

Autre question d’amis français du Liban. Pourquoi les « modérés » de l’islam libanais qui prétendent être largement majoritaires dans leur communauté ne se mobilisent pas réellement contre la montée de l’extrémisme qu’ils condamnent  verbalement ?

Réponse encore plus difficile sinon l’affirmation qu’il existe à Beyrouth et dans tout le pays des hommes courageux qui tentent de créer un courant  prônant le dialogue des cultures, civilisations et religions qui apporterait sinon une réponse au problème des chrétiens d’Orient une réflexion porteuse d’espoirs pour les premiers chrétiens. Notamment ceux d’Irak dont une partie parle encore à la maison l’Araméen…Tout comme d’ailleurs les habitants de Maaloula  en Syrie.

Mais peut-on demander à des hordes fanatisées de réfléchir ?…Cela ne suffit évidemment pas.

Enfin, une remarque pertinente sur l’indifférence de l’Occident si hardi lorsqu’il s’agit de « punir » hier Assad et aujourd’hui Poutine.

Accorder des visas de longue durée à des familles chrétiennes d’Irak et de Syrie est exactement le contraire de ce qu’il faudrait faire. C’est là une invitation à l’exode. Est-ce trop demander que d’envoyer des missions française ou européenne d’enquête pour dénoncer et désigner les responsables de cette insoutenable  chasse aux chrétiens ?

Dans un ouvrage remarquable intitulé « Vie et Mort des Chrétiens d’Orient », édité déjà en 1994, un ancien ambassadeur de France écrivait sous le pseudonyme de Jean-Pierre Valognes et en guise de conclusion :

« Y aura-t-il encore  des chrétiens en Orient au troisième millénaire ?. Sans doute, mais ils auront cessé de compter. Sans le point d’appui qu’était le Liban où ils marchaient la tête haute, ils ne pourront que se modeler sur les valeurs dominantes et cesser, pour survivre, de s’assumer comme chrétiens. L’un des combats les plus longs de l’Histoire est bien près d’être perdu. »

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24 mars 2013 – DISTANCIATION NE VA PAS AVEC POROSITE…

Entre les encouragements des responsables français aux dirigeants libanais de rester attachés à la politique de distanciation  vis-à-vis des événements de la Syrie  et la décision de Paris d’armer les rebelles syriens, des observateurs diplomatiques français et étrangers constatent, au mieux, une incompréhension française de la situation sur le terrain et au pire une incohérence qui n’aide par le pays du Cèdre à éviter une implication dans le bourbier syrien.

Hier, un communiqué du ministère des Affaires étrangères et européennes faisait état d’un appel téléphonique du chef de la diplomatie française, M. Laurent Fabius et le Président du Conseil libanais, M. Nagib Mikati. M. Fabius  a, selon le communiqué du Quai d’Orsay, exprimé sa solidarité et sa gratitude à l’égard des autorités libanaises et des Libanais qui demeurent engagés  à accueillir les réfugiés fuyant les violences en Syrie.

Le ministre, ajoute le communiqué, a souligné l’importance de la mobilisation de la communauté internationale en appui à l’action des autorités libanaises rappelant que la France se tient aux côtés du Liban dans leurs efforts pour préserver la stabilité et qu’elle soutient la politique de distanciation promue par le Président Michel Sleimane et le Premier ministre et qui vise  à préserver le Liban des retombées de la  crise syrien et renouvelant l’attachement de la France à la continuité des institutions, à l’indépendance, à l’intégrité et à la stabilité du Liban.

En conclusion, le communiqué indique : Le ministre a insisté sur  sur l’importance, dans l’intérêt de la stabilité du Liban, de tenir dans les délais constitutionnels et légaux pour l’organisation des élections et l’entrée en fonction du nouveau parlement.

Par ailleurs, le porte-parole du Quai d’Orsay, M. Philippe Lalliot a donné lecture, lors de son point de presse bihebdomadaire, de la déclaration suivante :

Le bombardement aérien effectué aujourd’hui par les forces armées du régime syrien en territoire libanais, dans la région d’Ersal, constitue une nouvelle grave violation de la souveraineté du Liban. La France condamne fermement cette escalade et rappelle son attachement à la souveraineté du Liban ainsi qu’à l’inviolabilité de ses frontières.

A l’heure des questions-réponses le porte-parole a tenté d’expliquer que l’envoi d’armements en Syrie ou aux combattants de l’opposition sera étudié de manière à assurer que le cheminement de ce matériel tiendra compte de la spécificité de chacun des pays frontalier de la Syrie afin de ne pas provoquer des ripostes de la part de l’armée et d l’aviation syriennes.

Il n’en reste pas moins que des leaders politiques français dont l’ancien Premier ministre François Fillon et l’ancien ministre de la défense, M. Hervé (qui dirige actuellement un groupement parlementaire centriste) s’opposent à la décision française d’envoyer des armes aux rebelles syriens sans une couverture européenne en se prévalant de la seule souveraineté nationale. Ces deux personnalités ainsi que d’autres politiciens et observateurs française estiment par ailleurs que la frontière libano-syrienne étant le maillon faible des lignes de démarcation syro-turques, syro-jordaniennes et bien entendu syro-israélienne, il est à craindre que le Liban tel qu’il est divisé entre pro et anti-régime Assad, ne puisse pas faire face à un trafic massif d’armes. D’autant que, expliquent-ils, ni l’Etat en tant que tel ni l’Armée libanaise ne pourront maîtriser la situation pour éviter le pire.

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clip_image001Juillet 2012 –  EM pour Al-Markazia

LA FRANCE INQUIETE D’UN CHAOS AU LIBAN DU FAIT DU CONFLIT SYRIEN : Paris appelle à l’union sacrée au pays du Cèdre

Entre la satisfaction française à l’égard de l’accueil réservé par le Liban aux réfugiés syriens (Une déclaration du porte-parole du Quai d’Orsay hier) et l’inquiétude exprimée aujourd’hui par le ministre des A.E.M. Laurent Fabius évoquant la « guerre civile en Syrie et même une guerre intercommunautaire », Paris multiplie ses appels à l’union des Libanais et souligne la nécessité de la participation de « tous les acteurs de la vie politique libanaise » à participer au dialogue national de Baabda pour faire face ensemble au dangers venant d’outre-frontière.

Rappelant les conseils du Président Sarkozy au Président Michel Sleiman lors de son récent séjour officiel  en France, le ministère des Affaires étrangères insiste pour que cette entente inter-libanaise soit basée sur un refus d’importer au pays du Cèdre un conflit qui n’est pas le leur.

En même temps que M. Fabius exprimait ses craintes que le Liban ne soit un terrain d’affrontement des antagonistes du conflit syrien , par l’entremise des pro-Assad et des partisans de la révolte syrienne, des sources diplomatiques arabes en France soulignaient la gravité d’un tel affrontement affirmant que le Liban pourrait, s’il n’y avait pas une entente libanaise minimale à ce sujet, perdre sa souveraineté et sombrer de nouveau dans le chaos. Un chaos, poursuivent ces sources, qui serait fatal et en tout cas plus grave que celui que le Liban a connu aux pires moments de la guerre civile.

Dans les milieux parlementaires français et à la veille de l’entrée en activité des groupes d’amitié France-Liban à l’Assemblée Nationale et au Sénat, on exprime la même inquiétude et il est possible que des députés amis du Liban entreprennent une initiative pour pousser les divers courants politiques libanais à s’unir face au danger qui pourrait venir des  conséquences du conflit syrien. Une initiative qui devrait pousser tous les Libanais, conseillent les milieux parlementaires libanais, à adopter une position commune quelle que soit l’issue de la crise syrienne.

Il serait regrettable, a conclu un député, que le prix de la démocratie en Syrie soit la perte de cette démocratie au Liban.

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13 octobre 2011 – MICHEL, FAYEZ  ET LES AUTRES OU LES EMBARRAS DE LA DIPLOMATIE FRANCAISE

Embarras au Quai d’Orsay et cafouillage au CAPE (Centre d’accueil de la presse étrangère), un GIP (Groupement d’intérêt public, essentiellement financé par les ministères des Affaires étrangères et des Finances).

Motif : l’intense activité politico-médiatique des groupements et personnalités de l’opposition syrienne qui ne trouvent pas de meilleure tribune que les rives de la Seine du fait de la position française plus que favorable à leur cause.

Il reste que pour le Quai d’Orsay, il y a opposition et opposition puisque trois figures opposantes venues de Damas, MM. Michel Kilo, Fayez Sara et Harès Dalila, ont été interdites de tribune au CAPE samedi dernier pour « raisons de sécurité » alors que cet organisme accueillait le surlendemain une autre délégation hostile au régime syrien conduite par M. Haïtham Al Maleh considéré par des commentateurs français comme étant proche des islamistes.

Le trio contestataire a quand même rencontré les journalistes dans les locaux du « Monde » sans être inquiété alors que M. Al Maleh et les membres de sa délégation s’exprimaient à la tribune du CAPE avec la même sérénité.

Commentaire de notre confrère Georges Malbrunot sur son « blog » :  « La France ne souhaite visiblement pas embarrasser le Conseil national syrien (CNS)  qui regroupe une grande partie de l’opposition syrienne, mais auquel n’appartiennent pas MM. Kilo, Sara et Dalila. Paris aurait-il succombé aux demandes amicales de certains opposants syriens qui reprochent au trio un ton trop modéré contre le pouvoir d’Assad ? Un argument assez largement exagéré comme nous avions pu le constater fin août losrque nous avions longuement discuté avec MM. Kilo et Sara à Damas ».

Et notre confrère  d’ajouter : « La France souhaite que l’opposition syrienne parle d’une seule voix. Elle a accueilli favorablement la création du Conseil national mais reste prudente, notamment en ce qui concerne l’influence des « Frères musulmans » au sein du CN. « Nous ne savons pas trop où nous allons avec tous ces opposants » aurait par ailleurs confié à M. Malbrunot un diplomate français interrogé à ce sujet.

De son côté, en réponse à la question d’un journaliste sur le même sujet, M. Bernard Valéro, porte-parole du Quai d’Orsay se défend d’avoir interdit de tribune (au CAPE) qui que ce soit reconnaissant que sa hiérarchie avait hésité et voulait savoir « qui étaient ces gens là »…

Un autre responsable du Quai d’Orsay devait exprimer un avis différent affirmant que MM. Kilo et Sara sont connus en France mais que «  le temps a manqué pour la préparation de leur visite ». Moralité : Dans cette affaire, c’est visiblement la France qui ne parle pas d’une seule voix.

Autre constatation : lorsque le Quai affirme qu’il n’a aucun pouvoir de censure sur le CAPE, il a raison puisque les statuts de cet organisme stipulent qu’il s’agit d’une structure d’accueil et que les associations assument pleinement la responsabilité des activités qu’elles y organisent.

Mais la réalité est, bien entendu, toute autre et il suffit de citer des exemples – pas très récents il est vrai – mais que nous pouvons affirmer d’une manière plus que certaine en n’en rappelant que les acteurs qui s’appellent Jean Marie le Pen, candidat à la mémorable élection présidentielle où il était arrivé  au second tour, Reza Pahlavi qui voulait présenter son premier livre et une délégation de mères libanaises venues plaider la cause de leurs enfants détenus (encore aujourd’hui…)  dans les geôles syriennes.

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